‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 161 sur 351 · AUTRES CONDAMNATIONS A MORT · texte numérisé non relu

AUTRES CONDAMNATIONS A MORT

D'autres victimes, originaires du département OU l'ayant habité, succombèrent à la même époque; mais du moins les autorités locales furent étrangères à leur condamnation. L'abbé de Champagne, après avoir adhéré aux principes de la révolution, et fait partie de la Société populaire de Troyes, avait publié plusieurs écrits en faveur de Louis XVI. Menacé d'arrestation en mars 1793, il s'était réfugié à LaFerté-Gaucher, chez une dame Narrey, sa nièce. Tous deux furent arrêtés, et traduits au tribunal révolutionnaire de Paris le 2 janvier 1794. Des pamphlets imprimés ou manuscrits trouvés chez Champagne, contribuèrent à le faire accuser d'être un agent du « prétendu régent de Coblentz. » Il fut condamné à mort et exécuté. La dame Narrey subit le même sort, et l'on ne craignit pas de faire déposer contre elle sa fille, âgée de 1 4 ans, qui déclara que Champagne était venu se réfugier chez sa mère au commencement de septembre (1).

Quelques mois plus tard, Nicolas Prignot, qui avait été secrétaire de l'assemblée d'Election, était condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Brest. Forcé par ses créanciers de quitter la France, il s'était réfugié en Angleterre, où pour se procurer des ressources il adressa, pendant un certain temps, des correspondances politiques à Simon (de Troyes). Simon alimentait alors de nou- "velles les ministères et les journaux; il attachait

(1) Affaire Champagne et femme Narrey. 89 pièces. Arch. nation^iles. W. 306, n* 377. — Antoine-Louis de Champagne était né à Marsins, district de Sézanne, en 1753. Jugement imprimé. Placard.

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