‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 163 sur 351 · CONDAMNÉS A MORT · texte numérisé non relu

CONDAMNÉS A MORT

naient également un cultivateur de Chaource, nommé Lacroix, un vigneron du Plessis-Mériot, nommé Harmand, ancien garde des bois du duc de Mortemart, Verrier, cultivateur à la Saulsbtte, Roussati garde à La Motte-Tilly, Marteau, ancien postillon de l'abbé Terray. Le premier fut convaincu de manœuvres tendant à ébranler la fidélité des citoyens envers la nation; le dernier fut exécuté pour avoir tenu des propos contre-révolutionnaires. A ces victimes, il faut ajouter pour le département, Moret, curé de Premier-Fait, Dumay, ex-curé du Petit-Dierrey, Moineau, vicaire d'Aix-en-Othe, et Semilliard père et fils, originaires de Troyes, qui furent exécutés le 4 thermidor, sans avoir été traduits d'une manière régulière devant le tribunal révolutionnaire (1).

Les autorités de Troyes ne furent responsables que de la mort de Louis Robin. L'exécution des mesures prescrites par la Convention ou dictées par les circonstances suffisait à employer leur activité. La commune, après le départ de Bô, avait divisé son conseil général en huit comités. Un officier municipal et un notable restaient en permanence pendant vingt-quatre heures (2). L'un des comités était chargé de la police; il avait des attributions étendues, car jamais prescriptions plus nombreuses n'avaient été édictées. Outre les mesures relatives aux approvisionnements et au

(1) Arch. de l'Aube, 4 Q. 102 à 109. Moniteur du 8 nivôse an m. Jfium. du Département du 4 pluviôse. Arch. nationales.

(2) 1» Administration générale; 2" Officiers publics; 3" Contributions; 4" Bureau militaire; 5" Secours; 6° Subsistances; 7° Voirie; 8" Police, Dél. du 13 nivôse. Division du conseil général en comités, in-4* de 4 p.

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