FÊTE DE LA LIBERTÉ DES NÈGRES
triomphal, attelé de six cheyaax blancs ; elle s'appuyait sur un faisceau, surmonté d'un drapeaa tricolore sur lequel était écrit : A ma vue, tout est libre, <( Au bas de la liberté, étaient des nègres, des mulâtres, des blancs et leurs femmes, tous dans le costume de leur pays et armés... Au milieu d'eux était une cage d'un goût asiatique, remplie d'oiseaux qui de temps en temps étaient rendus à la liberté. Sur le devant du char était placée la musique, exécutée par des femmes portant des harpes, des guitares et autres instruments. Autour du char, marchaient à quelque distance l'une de l'autre des jeunes filles vêtues de blanc, les cheveux garnis de fleurs*; elles portaient une guirlande de verdure, qui à chaque distance était surmontée par des oiseaux, des chats, des singes, et autres animaux connus par leur indépendance, }> dit le journal auquel nous empruntons ce récit. Aux quatre coins de cette guirlande, des nègres costumés à la mode de leur pays, portaient des emblèmes et des devises. Ce char de triomphe, accompagné de la force armée et des autorités se rendit à la place du temple de la Raison, où Hadot prononça un discours. A l'occasion de cette fête, qui n'eut lieu que le 10 floréal (29 avril), des couplets furent faits et publiés sur l'air de circonstance : Oui, noir, mais pas si diable (1).
(1) Journal du Département du 14 floréal. Couplets pour la fête de la liberté rendue aux nègres, par Finot. Mallet, in-8« de 3 p. Voici un de ces couplets :
Dans ses divers ouvrages Dieu varia les mœurs.
Les climats, les usages.