‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 187 sur 351 · RÉQUISITIONS ET ACHATS DE GRAINS · texte numérisé non relu

RÉQUISITIONS ET ACHATS DE GRAINS

Caire. Les administrateurs redoublent de zèle pour çbtenir des grains, soit de la Convention, soit des districts voisins. L'administrateur Garnier est envoyé dans celui de Nogent avec des hussards, dont la conduite soulève les plaintes de l'agent national de la Société populaire de cette ville (1). Plus tard, on y envoie pour constater les provisions des habitants soixante commissaires, qui reçoivent 6 liv. par jour, a parce qu'ils sont bons sans-culottes et sans fortune (2). » Le district d'Arcis doit fournir 5,000 quintaux de grains à onze commissaires, accompagnés de volontaires et de canonniers du sixième bataillon de l'Aube (3). On obtient de l'administration de la guerre, sur les magasins de Langres, de Meaux et de Châlons, des réquisitions de grains, de riz et de légumes secs, qui ne s'effectuent que lentement et parfois d'une manière incomplète; on en obtient aussi sur le magasin militaire de Troyes (4). A la même époque on demande aux habitants des communes de partager « en frères » les grains qu'ils ont ; et l'on menace de faire amener à Troyes les officiers municipaux, s'ils se refusent à satisfaire aux demandes qui leur sont faites ; on envoie des députés à Sézanne, à Vitry, à Provins, pour obtenir des blés, en donnant « la promesse la plus sacrée d'en rendre

(1) Lettre du 25 germinal. Arch. de l'Aube, L. 301. Garnier finit par obtenir 1,652 quintaux de froment, et 6,454 de seigle ou d'orge. 3 floréal. Id.^ L. 1.

(2) Dél. mun. des 23 et 27 prairial.

(3) Dél. du 24 floréal. Arch. de l'Aube, L. 33.

(4) 2,747 quintaux le 7 prairial. Gorr. mun. On obtient de Meaux 500 quintaux, de Nogent 3,120, de Langres 2,276.

FÊTE DE l'être SUPRÊME. 265

les suspects enfermés dans les bâtiments du Grand- Séminaire se pressaient aux fenêtres, pour voir de loin une fête qui attestait une fois de plus le triomphe de leurs oppresseurs, et se demandaient quelle était cette liberté, que Ton exaltait tant, et dont on jouissait si peu.

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