‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 202 sur 351 · DONS POUR LES ARMEES · texte numérisé non relu

DONS POUR LES ARMEES

fatigues, pour exécuter leurs ordres absolus, souffrait, lui et sa famille, les plus horribles privations I Cette noire peinture, qui n'est qu'une faible esquisse des maux que vous enduriez, vous fait frémir! Eh bien! Tunique moyen de vous soustraire à ce joug infâme... c'est de vous livrer promptement à la réparation des routes (1). » Ces déclamations restent sans effet, et six semaines après, le district écrit : « La situation des routes est plus effrayante que jamais par l'insouciance criminelle des habitants des campagnes et l'inaction des agents nationaux près les communes (2). » On fut obligé d'annuler tous les baux d'entretien faits en 1792, et de décider l'établissement de 238 cantonniers (3). Les habitants de l'Aube paraissent peu disposés à.faire de grands sacrifices pour la guerre. Cependant on établit dans chaque district un lieu spécial pour y recevoir les vieux linges destinés à être convertis en charpie (4). Le 1 " février, le directoire départemental envoie à la Convention, pour les braves défenseurs de la patrie, 60 chemises de toile neuve, 82 paires de souliers et 3 paires de bas, provenant « tant de ses sacrifices personnels que des dons faits par plusieurs communes. )> La Société populaire arrivait à des résultats plus sérieux; elle équipa un cavalier, et envoya à la Convention douze tonnes contenant 1,600 chemises, AjOOO liv. écus, 30 marcs d'argenterie et 300 de

(1) Adresse du 9 ventôse. Arch. de TAube, L. 1. Imp.

(2) Proclamation et arrêté du 23 germinal. Imp.

(3) Dél. dép. du 27 messidor an ii. Arch. de l'Aube, L. 1.

(4) Arr. du 2 brumaire, L. 14. Dél. du 4 ventôse. Joum, du Départe^ ment.

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