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FABRICATION DU SALPÊTRE

donna aussi l'inventaire des plombs qu'on pourra retirer des châteaux et des églises (1). Mais il y avait peu d'ateliers dans le district pour le travail des métaux; la fabrication du salpêtre était plus facile, et quelques citoyens, inspirés non moins par leur patriotisme que par le désir d'employer leur activité et de faire preuve de civisme, établirent des ateliers à Troyes, et dans l'ancien couvent de Foicy où le chimiste Bosc obtint des résultats avantageux, en améliorant le mécanisme de la fabrication.

Ces ateliers étaient en pleine activité au commencement du printemps. Le 20 avril, la commune envoyait un pain de salpêtre fabriqué à Troyes par Blutel. 4,000 livres de salpêtre avaient déjà été extraites. On pouvait en fournir de 8 à 900 par décade. Le second atelier en fournissait 2,000. « Ainsi, disait la commune, partout se prépare la foudre qui doit frapper les coupables (2). »

Tous les citoyens étaient invités à concourir à cette fabrication, les uns en recueillant le salpêtre dans les caves, les celliers et les maisons (3), les autres en arrachant les bois morts et les plantes inutiles des jardins pour les convertir en cendres nécessaires au lessivage des terres salpêtrées. « Nous verrions d'un mauvais œil, disait la com-

(1) Rapport fait à la commission des armes de la Convention,,, par le citoyen Jean- Amhr Oise Por tien-Camus, commissaire.., Id-8* de 7 p. Portien-Camus fit envoyer à Paris plus de 100 milliers de plomb, provenant du dictrict de Troyes. Le château d'Estissac en fournit 30,568 livres, Arch. de l'Aube, l. Q. 33'i.

(2) Journal du Département, Lettre mun. du 1«' floréal. Arch. de . Troyes.

(3) Déi. du district du 25 pluviôse.

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