‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 206 sur 351 · PASSAGES DE TROUPES · texte numérisé non relu

PASSAGES DE TROUPES

soir ils se rendaient dans les cabarets, et Ton fut obligé de donner Tordre aux patrouilles d'arrêter tous ceux qui, après la chute du jour, n'étaient pas rentrés dans leurs casernes (1).

Les passages des troupes étaient moins nombreux qu'à la fin de 1792. Cependant, au mois de juillet 1794, 30,000 hommes de l'armée de la Vendée, se dirigeant vers le nord-est, traversèrent la ville par divisions de 3,000 hommes (2). La Vendée était presque entièrement soumise, et les troupes, naguère employées à la réduire, maintenant dirigées contre l'étranger, allaient poursuivre le cours des succès qu'avaient obtenus nos armes depuis le commencement de la campagne de 1794. La victoire de Fleurus assurait la conquête de la Belgique, et l'on apprit à Troyes la nouvelle de la prise de Bruxelles le jour où l'on célébrait l'anniversaire de la prise de la Bastille. « Cette fête, disait le Journal du Département, aurait pu s'appeler la fête des Victoires. » Ces victoires n'étaient point le résultat de la politique impitoyable qui déchirait la France, mais de la science militaire de ses généraux et de la valeur de ses soldats.

(1) Journ, du Département, Dél. mun. des 13 et 18 thermidor an ii et 23 vendémiaire an m. Ârch. de Troyes.

(2) Dél. mun. du 15 messidor an ii. Journal du Département, du 4 thermidor.

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