FORÊTS ET ROUTES
de chasse, que leurs possesseurs avaient dû lui remettre (1).
L'état des forêts laissait beaucoup à désirer. Leur administrationn'avait pas été réformée, selon les vues de l'assemblée constituante; les anciennes maîtrises n'avaient perdu que leur nom ; mais leurs circonscriptions, qui étaient analogues à celles des bailliages, étaient restées les mêmes. En attendant une réorganisation nécessaire, Albert mit à la tête de l'administration les anciens membres des maîtrises, et provoqua des mesures vigoureuses pour mettre fin aux dégradations dont souffraient les forêts (2).
On sait dans quel état déplorable se trouvaient les routes; depuis la Terreur, on n'avait rien fait pour y remédier. Albert en témoigna son mécontentement aux administrations. Les comités de la Convention pressèrent le département de s'occuper de leur réparation, et le directoire invita « fraternellement les cultivateurs à s'y livrer (3). » La sécurité des routes du moins était grande, et depuis rétablissement du tribunal criminel, on n'avait eu à punir ni vol, ni assassinat commis sur les grands chemins.
Le représentant Albert proposait d'employer à leur réparation les déserteurs étrangers, qui se rendaient coupables d'excès de tous genres (4). Les
(1) Dél. mun. des 8 et 18 germinal. Srch. de Troyes.
(2) Compte-rendu... p. 15, 16 et 17. Mauroy fut nommé forestier; Rambourgt, garde-marteau; Truelle-Sourdat, agent national.
(3) Dél. du 18 prairial. Arch. de l'Aube, L. 18. Voir aussi lettre d'Albert du 21 ventôse. Arch. nationales. D. g l, n° 1.
(4) De nombreuses condamnations pour vol et violence furent pronon-