‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 242 sur 351 · ÉLÉVATION DE LA TAXE DU PAIN · texte numérisé non relu

ÉLÉVATION DE LA TAXE DU PAIN

prisonniers de guerre donnaient lieu à moins de plaintes; cependant quelques-uns d'entre eux allaient mendier et marauder dans les campagnes. On était forcé de leur appliquer plus rigoureusement les règlements, et les officiers eux-mêmes, logés chez les habitants, furent tous réunis à Saint- Loup, où on leur donna Tautorisation de conserver avec eux leurs domestiques (1).

La question des subsistances attira surtout la sollicitude d'Albert. Les dépenses occasionnées par les commissaires envoyés pour acheter des blés, les frais de transport et de manipulation des grains, réunis au prix de leur achat, étaient tels que le pain coûtait à la commune de Troyes environ 15 s. la livre (2). Il fut taxé le 1 5 avril à 1 6 s. Les moyens employés étaient toujours les mêmes; achats au dehors, réquisitions dans les campagnes, avec le secoura de hussards, qui commettaient parfois de tels actes vexatoires qu'on était obligé de les renvoyer à leur garnison (3). Les charges qui pesaient si lourdement sur les campagnes furent aggravées par une réquisition de quatre cents voitures pour l'armée de Metz. Les chevaux existants pouvaient à peine suffire aux travaux de l'agriculture. Malgré l'intervention d'Albert, il fallut trois mois plus tard

cées en 1795' et 1796 contre eux par le tribunal criminel. Deux d'entre eux furent condamnés à mort pour assassinat le 18 germinal an m. Arch. du tribunal criminel.

(1) Dél. du district des 7, 11, 15 et 27 ventôse. Arch. de l'Aube, L. 33.

(2) Dél. mun. des 20 et 25 ventôse. Arch. de Troyes. La dél. du 25 porte même cette estimation à 25 ou 30 s. Le 28, on abaisse à 10 s. la taxe des 10 onces. La livre de farine se vend 20 s., et la livre de son, 6.

(3) Lettre du 9 messidor. Arch. de TAube, L. 340.

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