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PRÊTRES CONSTITUTIONNELS ET INSERMENTÉS

dans leurs églises; mais Sibille ne revint pas à Saint-Pierre. Le 1 1 prairial, il demanda rautorisation d'y chanter un Te Deum; la commune la lui refusa, sous le prétexte que cette cérémonie troublerait la tranquillité. L'évêque constitutionnel qui était alors habitué de Saint-Nizier, n'insista pas, et céda la cathédrale aux anciens chanoines, qui administrèrent au nom de Tévêque de Barrai les églises du département, dont les prêtres n'avaient pas prêté le serment de 1791 . Beaucoup de prêtres constitutionnels le rétractèrent, et acceptèrent la suprématie du chapitre, qui nomma les curés dans les paroisses qui en manquaient. Cependant dans certaines communes, où les prêtres constitutionnels ne voulaient pas se réconcilier avec les insermentés, comme à Nogent, à Bar-sur-Seine et à Chaource, les fidèles se divisaient, et parfois les divisions amenaient des désordres (1). L'administration n'intervenait que dans ce cas; elle déclarait sagement qu'elle n'avait à s'occuper que de la police des cultes, et qu'elle n'avait aucune surveillance à exercer sur les pensées (2).

Les fidèles subvenaient par des cotisations volontaires aux frais du culte et à l'entretien de ses ministres. « En général, disait un rapport ofiîciel, le peuple aime ses prêtres, sa secte, son culte, et les lumières de la philosophie n'ont pas encore dissipé ses préjugés. » Les fonctionnaires eux-

léon; dans les autres paroisses, de 3 à 1. Réponse aux questions faites par le commissaire du directoire exécutit, le 16 pluviôse an iv. Arch. de Troyes.

(1) Rapport de l'agent national au ministre de la police, du 25 yeatôse an IV. Arch. de l'Aube, L. 3i2.

(2) Dél. du 7 messidor an i^i. Id. L. 18.

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