‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 250 sur 351 · DÉSARMEMENT DES TERRORISTES · texte numérisé non relu

DÉSARMEMENT DES TERRORISTES

se déclara prête à défendre la liberté menacée, disait-elle, par les royalistes et les terroristes (1); mais elle ne parlait des premiers que pour pouvoir agir avec plus de vigueur contre les seconds. Le 12 avril, Albert prescrivit la réunion des corps administratifs dans leurs locaux respectifs pour dresser la liste des auteurs immédiats et des principaux agents du système de terreur, de dénonciation, de persécution et de tyrannie, dont la ville avait souffert, et de tous ceux qui avaient servi cet odieux système, sinon par leurs actes, du moins par leur faiblesse, leur ignorance et leur immoralité (2). La municipalité fit en même temps procéder à la saisie des armes et des munitions qui se trouvaient dans le domicile de ceux qui étaient déjà soumis à la surveillance. Chez certains d'entre eux, les perquisitions n'amenèrent aucun résultat, quoiqu'on savait qu'ils dussent posséder des armes; mais elles provoquèrent quelques désordres, et la Société populaire fut obligée de réclamer l'intervention de la garde nationale pour dissiper un rassemblement tumultueux qui troublait ses séances (3).

Ce fut dans les derniers jours d'avril que le conseil général de la commune procéda à l'interrogatoire des terroristes, entendit les plaintes suscitées par leur conduite, écouta leurs moyens de défense, et, selon les instructions d'Albert, les divisa en deux sections. Il rangea dans la première

(1) Dél. mun. des 29 pluviôse, 17 ventôse et 4 germinal.

(2) Lettre d'Albert, du 19 germinal. Arrêté du 23.

(3) Dél. mun. des 26 et 28 germinal. Arrêté d'Albert du 24.

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