RESTITUTION DE LA TAXE RÉVOLUTIONNAIRE
des inculpations portées contre lui; il cessg, de voir sa famille et ses amis, et vers la fin de sa vie, il ne sortait plus que la tête enveloppée d'un capuchon, sous lequel il cherchait à éviter les regards de ses concitoyens (1).
En poursuivant Rondot, c'était surtout l'ancien membre du comité révolutionnaire, l'ancien agent national de la commune, qu'on voulait atteindre. Il avait pris part à la perception de la taxe sur les riches ; il en avait signé quelques mandats. Truelle- Sourdat, qui avait été obligé de lui payer 25,000 1., l'attaqua en restitution, ainsi que Garnier et Dauvét. Le tribunal les condamna solidairement à rembourser les 25,000 1., et à payer 200 1. de dommages-intérêts au profit des pauvres. En même temps, il donnait acte à l'accusateur public des plaintes portées par lui contre les autres signataires des mandats de la taxe révolutionnaire. Ce jugement était évidemment inspiré par l'esprit de réaction qui dominait; il était certain que la taxe était arbitraire, et que Truelle-Sourdat ayant fait ses preuves de civisme, ne pouvait être considéré comme aristocrate ou accapareur; il était non moins certain que le produit de cette taxe avait
participé aux actes de vandalisme commis à Saint-Pierre.)
« La déclaration du jury a été, sur la première question :
Que le fait est constant ;
Sur la seconde :
Que, parmi les monuments, il n*y avait pas de monuments d'art ;
Et sur chacune des autres questions^ la déclaration du jury a été négative pour chacun des accusés. »
Rondot avait été défendu par J.-B. Berthelia , ses deux co-accusés par Charmantier et Payen. Le chef du jury était l'ancien député à la Constituante, Baîllot. — Audiences des 15 et 16 messidor an m. — Dossiers du tribunal criminel.
(1) Notes communiquées par M. Pigeotte. Rondot mourut en 1802.