‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 263 sur 351 · ÉLECTIONS LÉGISLATIVES · texte numérisé non relu

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

grâce à l'influence du délégué Jeannet, d'Arcis; mais leur élection fut annulée, comme contraire à la constitution (1).

Aux termes de la loi du 13 fructidor, chaque assemblée électorale devait former une liste supplémentaire triple de la première, et composée de membres également pris sur la totalité de la Convention. Le même esprit présida aux choix qui furent faits dans TAube. On répudiait hautement les thermidoriens et les vainqueurs de vendémiaire; dans le premier scrutin, Barras avait eu 9 voix et Tallien 5. En tête de la liste supplémentaire, on nomma Bôissy d'Anglas, Albert, député du Haut-Rhin, dont on ratifiait ainsi les actes, et Bailly, qui, comme nous Tavons vu, était né à Troyes et ne dissimulait pas ses sentiments contre les terroristes. Les autres choix se portèrent sur Harmand (de la Meuse), Dussaulx, Auguis, Jarry, Durand-Maillane, Doulcet, Daunou, Kerveleguen et Coren-Fustier (2). Ils appartenaient tous au parti dont Lanjuinais était un des chefs.

Il restait à nommer, pour compléter la députation de l'Aube, deux membres choisis en dehors de la Convention. Jacques-Jean-Baptiste Duchâtel- Berthelin fut élu le premier par 172 voix. C'était un négociant considéré, allié à Tune des meilleures familles de la ville, qui avait été lieutenant-colonel de la garde nationale en 1789, et qui, après être resté pendant la Terreur en dehors des luttes des partis, avait été nommé procureur de la commune

(1) Moniteur, an v, n"» 53, 66 et 85.

(2) Ils eurent de 158 à 119 voix.

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