‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 265 sur 351 · ADMINISTRATION DÉPARTEMENTALE · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION DÉPARTEMENTALE

Legeste, Corrard (I). Il était difficile de faire des choix plus sages et plus éclairés.

La suppression des tribunaux de district était la conséquence de la suppression des districts euxmêmes. Le rôle que la loi sur le gouvernement révolutionnaire avait fait jouer à leurs administrations fît supposer qu elles étaient plus dangereuses qu'utiles. Selon le rapporteur du comité de Constitution, elles avaient toujours nui à l'action et à l'influence du gouvernement central. Il n'en était pas de même des administrations départementales, dont une expérience de cinq années avait prouvé les tendances essentiellement conservatrices. On se souvenait de leurs luttes en faveur de la Constitution de 1791 et de leur résistance à la faction qui avait amené la Terreur ; mais en même temps qu'on augmentait leur influence et leur autorité , on réduisait le nombre de leurs membres; le conseil général était supprimé; ses attributions et celles du directoire étaient remises à cinq membres. Les membres choisis par l'assemblée électorale de l'Aube avaient fait ou faisaient encore partie des administrations. Rivière, Chaponnet, Mennessier, Pavée et Gayot, qui furent élus, avaient pu y faire apprécier leurs talents. Installés le 1" brumaire (23 octobre 1 795), ils nommèrent Rivière président pour un an.

(1) Voici la liste des 20 juges : Millière, président du tribunal de Barsur-Aube, 214 voix ; Prenaiat, juge à Ervy, 212; Lerouge-Collinet, 208; P.-A. Gonthier; P.-N. Corrard, président à Troyes; E.-J. Ruotte, commissaire national à Ervy; Mouchet; Varlet; Legeste; Harand; Vauier; L -J. Bourgoin; Roy; Â.-N. Hugot; Jacquinot-Montreuil ; Ch.-A. David; Loyez; Finot; Gelyot et Toussaint-Darras.

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