‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 270 sur 351 · RÉQUISITIONS NOUVELLES · texte numérisé non relu

RÉQUISITIONS NOUVELLES

torisa à donner 10 livres de blé pour un franc (I). L'administration pressait le gouvernement de s'occuper du signe représentatif. « Notre département, disait le commissaire national, est peuplé de citoyens laborieux, patients; mais le riche est avare, le pauvre est gourmand. L'argent y fait tout; c'est le dieu du pays (2). »

L'administration s'efforçait aussi, mais en vain, d'améliorer l'état des routes, toujours aussi déplorable; de recommander la vigilance pour mettre fin aux délits qui se commettaient dans les bois; d'ordonner l'arrestation de ceux qui, aux environs de Troyes, dévastaient les propriétés et maltraitaient les propriétaires (3). Elle prescrivait ^aussi de faire dans chaque canton une battue générale contre les loups , dont la multiplication et la voracité effrayante étaient de toutes parts signalées (4).

Les cultivateurs étaient toujours accablés par les réquisitions. 250 voitures furent requises le 7 janvier 1796 pour conduire des fourrages à l'armée du Rhin; elles furent expédiées en brigades de 40 voitures, et leur temps de service dura trois mois. Parfois, les voituriers s'éloi- ^ .gnaient de leurs communes, lorsque les genr darmes venaient leur enjoindre de marcher, et le

(1) Cette faculté cessa le 8 fructidor an iv. Arch. de l'Âube, L. 22.

(2) Lettre du 2i pluviôse. Id., L. 340.

(3) Circulaire du 7 ventôse. Imp. Corresp. munîcip. du 15.

(4) Des commissaires furent nonmiés pour diriger ces battues. Le tambour de chaque commune devait accompagner les tireurs et les traqueurs. n était interdit à ces derniers de porter des bonnets à poils, de peur des mélirises. Arrêté du 24 pluviôse an iv. Arch. de l'Aube, L. 25. Cet arrêté fut

*renoiiYelé les années suivantes.

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