VERS DE F3N0T
Pour remédier aux progrès des brigandages, Regnault-Beaucaron, qui avait prononcé un réquisitoire énergique dans Taffaire Grison, demandait l'aggravation de la pénalité contre les voleurs de grand chemin, l'augmentation du salaire des gendarmes et le rétablissement des primes de capture qu'ils touchaient autrefois. En attendant ces réformes, les assassins et les brûleurs de pieds échappaient à la répression, et c'était en vain que l'accusateur public faisait appel à la vigilance des citoyens et des autorités (1).
Les administrations, qui s'efforçaient vainement d'exciter les citoyens à veiller à leur sécurité, a'avaient pas besoin de les engager à s'occuper de leurs plaisirs. On s'y abandonnait, sans s'occuper du passé et de l'avenir. Finot, dans des vers faciles, décrivait l'après-midi d'un Troyen. Selon lui, le mail, comme autrefois.
Offrait aux yeux étonnés et ravis
Des rangs nombreux de femmes adorables;
les jeunes gens allaient dîner avec les grisettes au Pont-Hubert,
... dont la gloire est faite dès longtemps Par ses brochets et par ses écrevisses.
Ils revenaient, entraient à la comédie, dont la salle était remplie, allaient souper chez Constance, où ron. récitait au dessert des vers, couplets ou élégies, et finissaient la journée ou plutôt la nuit dans un bal plein d'entrain. Plus d'un, après ces réjouis-
(1) Annales troyennes, des 20 pluviôse et 20 messidor an y.