RENOUVELLEMENT DES ADMINISTRATIONS
eurent lieu pour les mêmes raisons. A Saint-Martinès-Vignes, on remplaça les uns, parce qu'ils étaient fanatiques ou royalistes, les autres parce qu'ils étaient nobles ou parents d'émigrés (1). Il suffisait de s'être montré opposé aux principes révolutionnaires pour être jugé incapable de remplir les fonctions publiques.
Les membres du tribunal criminel, quelaTerreur avait respectés, furent destitués par le directoire. Ce ne fut pas impunément que Parisotet Regnault- Beaucaron avaient lutté contre les révolutionnaires. Gobin fut nommé président; Poirat, qui était substitut près le tribunal civil, fut choisi pour accusateur public. Ils furent installés le 1" février 1798 par la municipalité (2).
Dès le 22 fructidor, celle-ci avait été renouvelée par l'administration départementale. Sous l'influence du coup d'Etat, elle choisit des républicains déclarés, mais étrangers aux excès d'une autre époque : Dorgemont, Bourlier-Laprairie, l'architecte Milony, Dupont-Abit, Daraiens, Truelle- Rambourgt et Faitot-Desruelle. Le directoire exécutif approuva toutes ces nominations (3). L'un des premiers actes des oflSciers municipaux fut de destituer les commissaires de police en exercice, sous prétexte de négligence. Il y en eut cinq à l'avenir, sous les ordres de l'un d'eux, qui reçut 800 1. de
(1) Dël. du département des 23 nivôse, 22 et 25 pluviôse, 5 ventôse an vi. Arch. de l'Aube, L. 20.
(2) Dél. mun. du 13 pluviôse an vi.
(3) Dél. dép. du 22 fructidor. Dél. mun. des 6 et 9 vendémiaire. Décret du directoire du 15 frimaire. Arch. de l'Aube et de Troyes. Truelle- Rambourgt fut nommé président, jusqu'à sa nomination comme juge.