‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 295 sur 351 · CLUBS · texte numérisé non relu

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Tous ces changements furent acceptés sans protestation. L'émotion produite par le 1 8 fructidor se traduisit uniquement par quelques insultes adressées à une patrouille de la garde nationale, dans la nuit du 21. Les révolutionnaires, se .sentant les maîtres, rouvrirent les deux clubs dont les conseils législatifs avaient prononcé la fermeture; l'un portait le nom de cercle constitutionnel, et se tenait rue des Bûchettes, au numéro 75. Lafrogne, Chaperon Talné, Loncle, en étaient les chefs. L'autre était installé au numéro 1 7 de la rue de la Limace ( I ) . La fête de rétablissement de la République fut célébrée avec plus d'appareil que les précédentes; salves d'artillerie, cortèges d'autorités, courses à pied, jeux, illuminations et danses sur le mail, rien ne manqua au programme de cette fête civique (2).

Les nouveaux administrateurs espéraient fonder la république en imposant aux populations l'observation des formules et des prescriptions républicaines; ils se préoccupaient plus de la forme que du fond, des attributs que des principes. Dès le 7 vendémiaire an vi, les citoyens sont invités à porter de nouveau la cocarde, « attendu qu'elle est devenue le signe distinotif qui sert à faire reconnaître tous les citoyens français, et qu'il suffit de l'être pour aimer à porter ce isigne honorable. » C'était imposer aux citoyens des vexations bien inutiles. Quelques jours après la publication de l'arrêté, des jeunes gens et une femme, n'ayant pas de cocardes, furent frappés par le caporal et les

(1) Dél. mun. des 12 et 16 vendémiaire. Ârch. de Troyes.

(2) Id. du 30 fructidor. Id.

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