CALENDRIER RÉPUBLICAIN
publique une occasion nouvelle de l'attaquer (1).
C'est une lutte à chaque instant renouvelée contre Tusage qui l'emporte et qui domine la loi. Sutilpublie une nouvelle adresse pour l'observation du décadi. La commune enjoint d'observer le calendrier républicain dans les affiches et sur les écriteaux; elle ordonne qu'il sera suivi dans les hospices civils; et au moment où elle s'obstine à le faire adopter par tous, elle apprend que 50,000 alœanachs viennent d'être imprimés à Troyes avec les anciennes divisions par mois et par semaines. Elle ne sait plus désormais quels moyens employer, et elle écrit au ministre de la police : Que doit-on faire (2)?
Toutes ces mesures, dont le but semblait puéril, étaient inspirées par la haine de la religion chrétienne et le désir d'en diminuer l'influence. Depuis le commencement du directoire, les exercices du culle étaient célébrés comme avant la Révolution; les cérémonies extérieures seules étaient restées proscrites, et les administrations à diverses reprises avaient dû recommander aux prêtres de s'en abstenir. Elles avaient aussi, mais en vain pour les campagnes, rappelé l'observation des lois qui interdisaient d'annoncer les offices par le son des cloches. Beaucoup d'églises étaient rentrées en
(1) Un placard royaliste fut affiché dans la nuit du 22 au 23 floréal. Voir ' iar cette affaire des marchés :
Corr. mun. du 30 floréal et 4 prairial an vi. Lettre du 7 floréal. Déi. dép. du 6 prairial. Pétillons des citoyens contre l'arrêté du 4 floréal. Arch. de Troyes et de l'Aube, L. 20 et 2. 0. 394.
(2) Adresse du 8 prairial. Corr. mun. du 5, du 16 et du 22. Arch. de Troyeg.