‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 304 sur 351 · A32 CATHOLIQUES ET CONSTITUTIONNELS A S'PIERBI · texte numérisé non relu

A32 CATHOLIQUES ET CONSTITUTIONNELS A S'PIERBI

déposséder les chanoines. Un arrêté municipal, provoqué par une demande couverte de nombreuses signatures (1), lui accorda la jouissance de réglise de dix heures du matin à trois heures de Taprès-midi.

La célébration du culte catholique romain et du culte catholique constitutionnel dans la même église donna lieu à des difficultés et à des rixes. L'affiche de l'arrêté municipal qui autorisait une nouvelle réunion de constitutionnels fut déchirée, et Ton en accusa le sacristain des chanoines. Celuici refusa d'ouvrir aux constitutionnels la chapelle des fonts baptismaux et le tabernacle du maîtreautel. On en référa à l'autorité qui maintint ce tabernacle aux chanoines, parce qu'ils en avaient la propriété depuis 1795. Les ministres des deux cultes prirent possession chacun d'une sacristie spéciale; celle du Trésor fut conservée par les chanoines. Mais quoique les oflSces eussent été fixés î\ des heures différentes, les fidèles des deux communions se rencontraient à la sortie et à l'entrée, et trop souvent s'adressaient réciproquement des injures. La municipalité ne trouva rien de mieux, pour éviter des rixes, que de réserver l'usage de l'église aux catholiques les jours pairs, et aux constitutionnels les jours impairs (2). C'était froisser les convictions des uns et des autres, en les privant alternativement du droit de célébrer les dimanches.

(t) Dél. mun. du 19 brumaire an vi.

(2) Lettres du 29 brumaire, des i" et 22 frimaire. — Arrêté du !•' nivôse. Arch. de Troyos et de lAubc, L. 1401. 2. 0. 397.

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