ARRÊTE SUR LA DÉMOLITION DES ÉGLISES
temples accaparent des emplacements qui peuvent être utilement rendus à la circulation. Aussi la municipalité devrait-elle demander au département Tautorisation de démolir toutes les églises, à l'exception de Saint-Pierre, qu'on réserverait pour le culte et pour les fttes nationales. Les citoyens entretiendraient mieux Saint-Pierre que plusieurs églises, et en se réunissant dans le même temple, verraient s'effacer entre eux toutes les nuances religieuses. Sur l'emplacement des églises qu'on démolirait, on pourrait élever des monuments analogues au gouvernement de la République, sans être forcé de détruire des habitations particulières. Ainsi, sur l'emplacement de Saint-Nizier, on établirait un marché ; sur celui de Saint-Remy, une place d'armes; sur celui de Sainte-Madeleine, une place de réunion pour les pompiers; sur ceux de Saint-Urbain, de Saint-Jeaa et de Saint-Pantaléon, des rues; Saint-Gilles serait vendu pour faire place à des maisons particulières. Enfin Saint-Nicolas deviendrait un réservoir pour l'eau qu'on amènerait de la Vienne par une pompe à feu.
Ainsi aucun édifice religieux, si ce n'est Saint- Pierre, n'aurait été conservé; ni Saint-Urbain, qui le dispute à la Sainte-Chapelle de Paria en élégance et en hardiesse, ni Saint-Jean, avec ses détails pittoresques et ses aspects variés, ni Sainte-Madeleine, dont le jubé semble une dentelle.de pierre et dont les vitraux resplendissent des couleurs les plus harmonieuses, ni Saint-Pantaléon, ni Saint- Remy, ni Saint-Nicolas, ni Saint-Nizier, qui tous présentent de rares et d'intéressants spécimens de Tart du moyen-âge et de la Renaissance. Aucune