‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 313 sur 351 · MESURES DE POLICE · texte numérisé non relu

MESURES DE POLICE

seul administrateur réélu. Il fut choisi pour président par ses nouveaux collègues, Bourotle, Patin, l'ancien conventionnel Duval, et Bouille. Ils prirent Lœilley pour secrétaire en chef, et s'empressèrent de rédiger un règlement nouveau, dans lequel ils prescrivirent d'éviter soigneusement dans les bureaux l'usage des mots sieur et monsieur (1).

La nouvelle administration était disposée à concourir aux mesures de police que lui prescrivait le gouvernement. La paix avait été signée avec l'Autriche en octobre 1797; la guerre continuait plus acharnée que jamais avec l'Angleterre. Au commencement de 1798, il était question d'y faire une descente; l'argent faisant défaut, le gouvernement provoqua Un emprunt national, l'administration stimfila les offrandes volontaires, et, à la suite d'un discours prononcé parle substitut du commissaire de l'Aube, les fonctionnaires souscrivirent pour 3,889 1. (2). Rien n'était plus méritoire et plus patriotique. Ce qui l'était moins, c'était de voir partout en France des émissaires du Cabinet de Londres. La propension à croire à la trahison, la crainte exagérée des conspirations et de l'espionnage, sont de tristes symptômes de la démoralisation des espritsetdelafaiblessedesgouvernements. Le directoire allait jusqu'à prétendre que l'Angleterre se servait des chevaliers de Malte comme d'espions et d'incendiaires en France. Suivant lui, ils étaient chargés de lever des plans et de brûler les magasins de subsistances. Le département s'as-

(t) Dél. dép. des i*' et ?2 prairial an tL (2) Id. des 4 et 9 pluviôse an ti.

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