GARDE NATIONALE
que jamais dans Tété de 1798. Les officiers laissaient le commandement des postes à des « caporaux ineptes; » les fusiliers sd faisaient remplacer par des « hommes immoraux, » qui passaient la [ ournée à boire, et la nuit à « faire tapage. » Ils savent à peine lire, dit un rapport officiel, ils facilitent la fraude et la favorisent. L'intérieur des postes est dévasté, et il s*y commet des vols. Les règlements que Ton multiplie sont impuissaats à xamener la discipline (1). Près d'un an après, la municipalité déclare qu'il est impossible d'obtenir que la garde nationale fasse son service avec régularité, et demande au ministre de la guerre une compagnie de vétérans soldés. De nouveaux essais de réorganisation furent tentés plus tard; mais un seul réussit, parce qu'il répondait à un besoin réel; un arrêté municipal donna à la compagnie de pompiers un règlement, qui, depuis plusieurs années, lui faisait défaut (2).
La municipalité avait pourtant été obligée de recourir plus que par le passé au service de la garde nationale pour assurer la tranquillité dans la ville, où se rassemblaient de nouveaux conscrits et de nouveaux prisonniers de guerre. La politique du Directoire était aussi funeste à l'extérieur qu'à l'intérieur. Elle suscita une seconde coalition de l'Autriche, de la Russie, de l'Italie et de l'Angleterre. Une levée de 200,000 conscrits de la première classe (3) fut décrétée le 24 septembre 1798.
(1) Dél. mun. du 16 messidor an ti, et du 12 brumaire an vu.
(2) Dél. dép. du 17 messidor au th. Dél. mun. du 22 brumaire an th.
(3) Elle se composait des jeunes gens qui avaient accompli leur ving-; tième année. La loi du 19 fructidor an ti, qui établissait la conscription,