‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 334 sur 351 · CONSCRIPTION · texte numérisé non relu

CONSCRIPTION

Le contingent de l'Aube fut fixé à 1 ,235 hommes. Le département s'empressa de promulguer la loi, en s'écriant' : Deux cent mille conscrits vont être réunis sous les drapeaux de la victoire. Les conscrits, rassemblés à Troyes au commencement de l'hiver, et casernes à l'évêché, furent dirigés en dix détachemfints, à la fin de décembre, sur Strasbourg. Mais les désertions étaient nombreuses, et tandis qu'on signalait à la gendarmerie celles qui se produisaient dans les campagnes, la garde nationale était chargée d'empêcher de sortir de la ville les conscrits qui s'y trouvaient.

Le recrutement de la première classe ne fournit pas le contingent demandé ; on fut obligé, au commencement du printemps de 1799, d'appeler les deuxièmes et troisièmes classes des conscrits. La nouvelle de l'odieux massacre des plénipotentiaires de Rastadt, en l'honneur desquels une cérémonie funèbre eut lieu, pressa les opérations du recrutement. La municipalité, l'adjudant-général Montmeau et l'ancien chef de brigade Dussaussay-Mély furent chargés de procéder à la visite des recrues de la ville. Sur 95 conscrits qu'elle devait fournir, 69 partirent à la fin de mai 1799. Ils furent reconduits jusqu'à la limite du canton par la municipalité, un bataillon de la garde nationale et le corps de musique qui exécuta les airs « chéris des républicains. » Un concours immense les accompagnait, et l'on remarquait parmi la foule « les parents, les

avait décidé que tout Français était soldat^ et serait compris dans les eioq classes de la conscription depuis 20 ans jusqu'à 25. Elle n'admettait pas le remplacement, qui fut rétabli sous le Consulat, par la loi du 17 ventôse an Yiii.

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