ARRÊTÉ DE ROUSSELIN
Arrêté de Rousselin, du 15 fHmaire an II.
Nous, Alexandre Rousselin, commissaire civil national, envoyé près le département de F Aube,
Après avoir délibéré avec les autorités constituées de la trille de Troyes sur la nécessité d*aider au développement de Tesprit public, qui se dégage par degrés du labyrinthe de Terreur, pour se lancer au temple de la Raison, d'user de tous les moyens, dont les principes consacrés commandent ou autorisent Temploi, pour ôter au fanatisme expirant les aliments qui menacent de prolonger sa vie , et restreindre l'exercice des religions, entre lesquelles la loi n'admet nulle différence, dans des bornes telles qu'elles soient toutes protégées, sans qu'aucune ait le privilège de se proclamer plus haut que l'autre, soit par la dissémination publique de sa doctrine ou l'exposition exclusive des objets de son culte,
Considérant que ce serait eîi vain que le peuple aurait déclaré par mon organe que le culte universel serait celui de la liberté et de l'égalité, qu'il n'en reconnaîtrait pas d'autres, s'il souffrait plus longtemps qu'il existât une concurrence entre les divinités, auxquelles il a juré de sacrifier exclusivement, et les objets d'un autre culte, si, à côté de la statue de la Liberté, devant laquelle tous les hommages doivent se confondre, il laissait en évidence un signe, quel qu'il soit, qui semblât provoquer au respect, ne fit-il même que distraire les regards ;
Considérant qu'il suit des principes posés qu'aucun culte n'ayant le droit de parler aux yeux par l'étalage de ses attributs, il n'a pas plus celui de fatiguer les oreilles par l'annonce de ses cérémonies religieuses, et que d'a,illeurs les cloches sont à la disposition de la République, Ai arrêté ce qui suit :
Art. 1«'. — Tous les signes extérieurs particuliers à