LEVÉE DE DOUZE CENTS HOMMES
tien de ses adversaires, ne dura que trois jours (1).
Il fallait remplacer les pertes de Tarmée de la Moselle; les représentants du peuple Lacoste et Guyardin y pourvurent par des réquisitions. Ils firent un appel aux armes, et prescrivirent la levée immédiate de 1 ,200 hommes dans chacun des huit départements les plus rapprochés du théâtre de la guerre. L'Aube fut du nombre. Le contingent du district de Troyes fut fixé à 31 1 hommes, celui de la ville à 112. Ils furent pris, par la voie du sort, parmi les citoyens mariés ou non mariés de 16 à 25 ans, et parmi les célibataires et les veufs sans enfants de 25 à 40. Un commissaire dans chaque canton était chargé de procéder à la levée, à l'habillement et à l'équipement des hommes requis. Ceux-ci devaient être envoyés, au plus tard dans la huitaine, au chef-lieu du district (2). Ils ne quittèrent cependant le département qu'au commencement d'octobre.
Ces levées partielles ne suflSsaient pas à remédier aux dangers que la prise de Valenciennes et de Mayence faisait courir à la France. La Convention prescrivit les mesures les plus énergiques, et décréta la levée en masse, demandée par les révolutionnaires, et réclamée plus particulièrement dans l'Aube par l'infatigable curé Lejeune. Celui-ci, dans une nouvelle brochure, répétait les cris que l'on entendait partout dans les clubs : Guerre aux
(1) Journal du Département, Arrêtés du conseil général permanent. Arch. de TAube, L. 31. Le maître de poste Bourlier reçut 856 liv. d'indemnité pour un cheval forcé pendant le passage.
(2) Arrêté des représentants, du 6 août 1793; du conseil général, da 10; du district, du 5 septembre.