‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 61 sur 351 · COMITÉ DES QUATRE-VINGT-SEIZE · texte numérisé non relu

COMITÉ DES QUATRE-VINGT-SEIZE

Société populaire et par les sections. Les membres des comités de surveillance et de subsistances se réunirent le 25 septembre, au nombre de quatrevingt-seize, ponr aviser aux mesures d'approvisionnement et de police. Ils formèrent un comité central, dit des Quatre-vingt-seize, qui s'occupa non-seulement de la taxe des vivres, de la cuisson du pain, mais de toutes les mesures qui étaient dans les attributions des sections. C'est ainsi qu'il invita le département à faire rentrer en ville les personnes qui se trouvaient alors à la campagne, et qui n'y étaient, selon lui, « que pour engager les laboureurs à ne pas amener leurs grains. » Il arrêta que les pensionnaires de la République ne recevraient, à l'avenir, leur traitement qu'après avoir fait viser leurs cartes de civisme. Il ordonna plusieurs arrestations, entre autres celle d'un capitaine de chasseurs, nommé Guay (1), qu'on accusait d'être l'ami intime de Dumouriez. Mais ce fut surtout pour l'incarcération des suspects, prescrite par la loi du 17 septembre, que le comité des Quatre-vingt-seize fut appelé à jouer un rôle important (2).

L'application de cette loi agitait vivement les esprits. La vigilance des autorités redoublait. Le district était en permanence ; chaque nuit, un de ses membres veillait de 1 0 heures du soir à 8 heures du matin. Il admettait seulement les réclamations faites par écrit, et les députés de la Société popu-

(i) 11 fut arrêté le 3 octobre avec sa femme^ et relâché le 17, faute de preuves.

{V, Registre des délibérations des 96 commissaires des 8 sections. Arch. de l'Aube, L. 1 133 .

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