BONNET ROUGE
s'était abritée sous le patronage de Guillaume Tell; la quatrième, la cinquième et la sixième avaient pris pour devises la Fraternité , la Liberté et l'Egalité. La huitième, qui se réunissait dans l'ancien Palais^ était devenue la section de la Justice. La deuxième, la troisième et la septième s'inspirèrent des passions du moment en s'intitulant sections de la Montagne, Révolutionnaire et des Sans- Culottes (i). Cette dernière était située dans le Quartier-Bas, et les ouvriers y dominaient. Dès le 6 septembre, elle avait fait placer sur la flèche de la porte Saint-Jacques, désormais appelée porte des Sans-Culottes, le bonnet de la Liberté, qui, suivantelle, était « la marque distinctive de la République.» Ce fut pour cette raison sans doute et pour adhérer d'une manière éclatante au parti représenté parle comité révolutionnaire, que, le 1 3 novembre, le président du comité de surveillance de la cinquième section se couvrit du bonnet rouge, à l'ouverture de la séance (2). Cette coififure fut également adoptée par les membres de la Société populaire. Le comité révolutionnaire était entré en fonctions, en faisant opérer de nouvelles arrestations, entre autres celles de Sémilliard, maire de Croncels -Saint-Gilles, de Morée et d'Odelin. Après avoir fait reconnaître ses pouvoirs, il régla les délibérations des comités de surveillance, leur enjoignit de lui envoyer leurs procès-verbaux, et fit procéder à un nouvel examen du civisme des ci-
Ci) Les anciens noms étaient : 1'* Saint-Nicolas ; 2* Oratoire ; 3* Trinité ; 4* Saint-Urbain; 5* Madeleine; 6* Hotel-de-Ville ; 7* Saint-Nizier; 8* Saint- Pierre.
(2) Procès verbaux. Arch. de i*Aube, L. 53 et 1433.