‹ Histoire de TunisChapitre 19 sur 79 · PONT. M. TR. P. VII. COSS. III · texte numérisé non relu

PONT. M. TR. P. VII. COSS. III

VIAM- ,iA carth. thevesten

STRAVIT PER LEG. 111 AVG.

On sort du faubourg en passant entre le lac, qu’on laisse à sa gauche, et les marécages de Sebkhat-êl-Sedjoumy (3), et on suit un chemin qui, partant de Bella-Kebira, sur les bords méridionaux du lac, se dirige au sud-est : cette route passe bientôt auprès du santon nommé Sydy-Fath- Allah, et, traversant le village de Fondouq , près de la montagne de Mosmar Kassâ, elle aboutit au port de Rhadès.

La petite ville de Rhadès est située sur une hauteur, entre le lac et la mer, etdistante d'environ deux lieues (8 kilométrés), à l’est-sud-est de Tunis : c’est l’ancienne Ades, où Régulus défit Hannon, général des Carthaginois.

En sortant de Rhadès, on traverse la rivière nommée maintenant Bahyrt êl-Mournouq (4) ou Milyânah (l’an-

(3) Le mot Sebkhat , en arabe , signifie

marais salants : voyez ci-dessus , la note i , page i2. ( J. J. M. )

(4) Boheyréh , Bahyrét fen arabe, et Bahyrt

TUNIS

‘tienne Catada), qui prend sa source dans les montagnes du midi, et se jette dans la mer à peu de distance de Rhades.

Après ce passage , se rapprochant de plus en plus du rivage, une route d'environ une lieue (4 kilomètres) conduit directement aux eaux thermales nommées Hammâm-êl-Ayn (t) , situées un peu au sud des bains chauds de Hammâm-êl-Lyf et de Hammam êl-Ènf (2), ainsi nommés d’après leur position sur un petit promontoire (3), au pied d’une montagne à double sommet; cette montagne elle-même, à cause de la configuration bifurquée de sa cime, a reçu le nom de Gebel-bou-Qournéyn ( la montagne à deux cornes) (4).

Ces différentes sources d’eaux thermales sont fréquentées depuis un temps immémorial, non-seulement par les habitants de Tunis, mais encore par tous ceux de la côte africaine.

On laisse à sa droite cette double montagne, ainsique le santon nommé Sydy-Sa'yd-Chourchân , et, après une route de deux lieues environ (9 kilomètres), on est bientôt arrivé à la petite ville de Souleymân.

Cette jolie ville, construite il y a quelques siècles seulement par les musulmans, a été placée par eux dans une position agréable , auprès d’une vaste plaine arrosée par une belle rivière, dont le cours supérieur est d’environ deux milles : elle occupe l’angle le plus enfoncé et le plus méridional du golfe ,

eu idiome mauresque , signifie proprement petite mer, comme nous l’avons dit ci-dessus; mais on donne aussi ce nom aux petits lacs, aux petits fleuves ; 'voyez ci-dessus la note de la page 8. (J. J. M. )

(1) Ce nom signifie mot à mot, en arabe, les bains de la fontaine. ( J. J. M. )

(2) Ce nom signifie en arabe les bains du

promontoire. (J. J. M.)

(3) Ce mot arabe ênf, qui signifie propre¬

ment le nez , s’emploie aussi pour désigner toute partie saillante, un cap, un promontoire. ( J. J. M. )

(4) Sur le mot Gebel , voyez ci-dessus la

note 2 de la page 24 : à l’égard du mot bou il remplit dans l’idiôme barbaresque les mêmes fonctions que le mot don ou zou dans les autres dialectes, et s’emploie comme celui-ci pour former des adjectifs de qualification ou de possession. (J. J. M.)

et peut être regardée comme la première cité de la péninsule. A l’époque de sa fondation, elle fut principalement habitée par des familles de Maures chassés de l’Andalousie (5) : leurs descendants, qui forment la plus grande partie de la population actuelle, ont conservé entre eux l’usage de la langue espagnole; ils sont beaucoup plus civilisés que les autres Maures, et traitent surtout les chrétiens avec beaucoup d’égards.

Si de Souleymân on voulait, sans visiter les deux côtes de la péninsule, passer immédiatement d’ungolfe à l’autre, une route conduirait à peu près dans la direction du sud-sud-ouest, de Souleymân h Qassr-éz-Zéyt , en passant par Toubernôk (6), qui se trouve à peu près à moitié chemin.

Toubernôk est l’ancien Oppidum Tu burnicense de Pline (7) : cette petite ville est à sept lieues (28 kilomètres) au sud-sud-est de Tunis. Elle a la forme d’un croissant, et est construite dans un enfoncement entre les deux sommets d’une belle montagne verte, nommée Mons Balbus par Tite-Live (8).^ Cette montagne fait partie d’une chaîne de hauteurs qui fait aux environs de Toubernôk des tours et retours nombreux, et forme ainsi ces défilés étroits et difficiles entre lesquels Massinissa fut enfermé par Bocchar. Le seul vestige antique que l’on aperçoive à Toubernôk est un bas-relief placé sur le portail d’un grand édifice, et représentant deux grandes cornes de cerf.

Sur cette route de Toubernôk à Qassr-êz-Zéyt (9) se trouvent, à peu de distance de ce dernier château, les ruines de la ville de Djeraado, qui est à la fois à douze milles au sud-ouest de Toubernôk et à quatre au nord de Faradys (10). On y trouve les débris d’un petit aqueduc et des citernes dans lesquelles il versait ses eaux : sur le portail d’un temple ruiné, comme le reste des édi-

(5) Voyez ci-dessus, la noie 1 de la page 25.

(6) Voyez ci-dessus , la note 2, page 28.

(7) Plin. lib. V, cap. 4.

(8) Tit. Liv. lib. XXIX, cap. 3r.

(9) Voyez ci-après, page 34, l’article sur Qassr-éz-Zéyt.

(10) Voyez ci-après, page 35, l’article sur Faradys.

L’UNIVERS

fïces dont la ville se composait, on remarque l’inscription suivante.

Cette inscription, séparée en deux parties, paraît contenir des détails sur les diverses sommes fournies par les fondateurs qui avaient concouru à la construction de ce monument.

On lit en effet à droite :

AVRELIVS RESTITVTVS HCC .

JVL1VS TERT1VS HCCCC ET SPAT.

I AVRELIVS SEVERIAN VS HD ET

CALCIS . P, XX. M

AVRELIVS QV1NTINVS HCCCC.

A gauche :

CALPVRNIVS HCC MARTIVS VENVSTVS HCC L. AEL1VS LARGVS HCC AVRELIVS FROT1ANVS HCC.

En sortant de Souleymân, pour entrer dans la péninsule, la route, tournant au nord-est, conduit, après deux lieues environ de marche ( 9 kilomètres), à l’ancienne Maxula , maintenant nommée Morayssah : cette ville, ainsi que son nom arabe l’indique, a un petit port (1).

On ne trouve à Morayssah d’autres traces d’antiquités que des citernes ruinées et hors d’usage, les voûtes en étant effondrées et les canaux afférents obstrués par des écroulements.

C’est ici quon commence réellement à entrer dans la péninsule; le chemin, qui depuisTunis avait été plat et sablonneux, commence à s’élever et à devenir de plus en plus raboteux, à mesure qu’on approche de la chaîne montagneuse, qui fait pour ainsi dire l’arête centrale de ce vaste promontoire.

En avançant encore deux lieues environ (9 kilomètres) au nord-est, et en suivant la côte, on rencontre la baie de Gourbos, ainsi nommée de la petite ville bâtie sur ses bords ; c’est sur cette côte que firent naufrage quelques-uns des vaisseaux d’Octavius.

Gourbos ( l’ancienne Carpis ) est aussi connue sous le nom de Hammam Gourbos (les bains de Gourbos ), parce qu’elle a également des eaux thermales,

(i) Le mot Morayssah est dans la langue arabe le diminutif du mot Mersà, ou Mersah , qui signifie un ancrage, un port. Voyez cideasus, la note 6, page i3, ( J. J. M.)

et c’est ici qu’il faut placer les Aquæ Calidæ dont parle Tite-Live (2).

En s’avançant toujours vers le nord, après environ trois lieues (12 kilomètres) d’un chemin pénible, on atteint un cap élevé qui avance dans la mer sa pointe escarpée ; c’est le Râs-Abeyd, le Promontorium Herculis des anciens :

par son prolongement il forme à l’est une petite baie dans laquelle a son embouchure une petite rivière nommée Oued-êl-Abeyd (3).

Depuis Gourbos on a parcouru une longue route qui-se dirige au nord-est, en suivant la côté occidentale de la péninsule, sans y rencontrer une seule habitation digne d’être citée; on continue cette route pendant cinq lieues (20 kilomètres , avant d’arriver à un santon situé à l’est-nord-est du cap Râs-Abeyd ; ce santon est appelé Sydy-Dàoud (David), et a pris son nom d’un saint musulman dont les Maures croient posséder en ce lieu la sépulture; mais ce prétendu tombeau n’est autre chose qu’un ancien prétoire romain, orné d’assez belles mosaïques représentant des pêcheurs, des chasseurs, et différentes espèces d’arbres, de poissons, et d’autres animaux.

Du reste, ce santon est situé au milieu de ruines remarquables, qui nous indiquent seules maintenant l’emplacement où existait l’antique Misua, dont le grand port offrait jadis un asile si favorable aux navigateurs.

A deux lieues environ (8 kilomètres) de ces ruines , dans la direction de l’estnord-est , immédiatement au sud de la pointe la plus saillante du cap Bon, s’élève le village de Louarèah, l’ancienne Aquilaria ; les ruines d’antiquités y sont assez nombreuses, mais en général peu dignes d’attention.

Le village de Louarèah est réellement remarquable par les grottes ou souterrains qui dès la plus haute antiquité ont été creusées dans la montagne voisine, et qui paraissent avoir été les anciennes carrières dont parle Strabon (4) , et dont les excavations ont fourni des matériaux

(2) Tit. Liv. 1. XXX, cap. 24.

(3) Le mot Oued, ou Ouady , signifie rivière ; voyez ci -dessus, la note 3 de la page 22.

(4) Strab. lib. XVII.

aux constructions de Carthage, d’Utique, ainsi que des autres villes de la côte africaine.

Cette montagne, qui sépare Louaréah du rivage, et qui n’a pas moins d’un demi-mille d’étendue, ne s’élève guère qu’à une trentaine de pieds ( 10 mètres) au dessus du niveau de la mer. Sa superficie est partout boisée, et son sommet offre des arbres d’une belle végétation ; mais toute la couche inférieure du sol a été entièrement fouillée de toutes parts, et excavée dans toutes les directions : la voûte des galeries que forment ces souterrains est soutenue d’espace en espace, et à des distances régulières, par des arcades et de forts piliers qu’on a artistement réservés en taillant ces immenses masses de pierre : dans la partie supérieure, des ouvertures ont été ménagées avec beaucoup de soin , pour faciliter la circulation de l’air dans ce labyrinthe souterrain.

Plusieurs bancs taillés dans le roc invitent le voyageur à s’y reposer, et plusieurs sources vives, sortant des parois, y forment de petits bassins dont les ruisseaux, s’épanchant sur le sol, entretiennent partout la plus agréable fraîcheur.

Différentes ouvertures donnent accès dans ces grottes, mais toutes sont percées du côté de la mer, et la principale est directement en face de la petite île d eZouammore, qui, par sa position à la pointe du cap Bon , garantit cette partie du rivage du souffle des tempêtes et des flots de la haute mer.

Cette petite île concourt, avec la grande île du même nom , à diviser l’effort des vagues en deux courants, qui se dirigent séparément sur les deux golfes qu’elles commandent.

Cette entrée principale des grottes est, de plus, flanquée, de chaque côté, de deux énormes blocs de rochers , dont les pics escarpés , menaçant les nues, brisent les efforts des vents et des vagues, et semblent deux tours avancées, destinées à couvrir les abords d’une citadelle.

En voyant toutes ces circonstances se rapporter avec une exactitude si minutieuse à la description que nous fait Virgile de la caverne , délicieuse habitation des Nymphes, où Énée fut conduit par Didon , on est facilement porté à croire

que la description de cette retraite, qu’il place d’ailleurs sur un des côtés de ce golfe, est loin d’être seulement, ainsi que l’ont prétendu la plupart des commentateurs, une fiction purement poétique, et le jeu d’une imagination pittoresque : on ne peut, au contraire, s’empêcher d’être persuadé que le poète a visité les lieux mêmes , et qu’il a , de visu , tracé un tableau si détaillé, si fidèle, et maintenant encore si facile à reconnaître YÉnéide à la main.

Est in secessu longo locus : insula portum Efflcit objectu laterum , quibus ornnis ab alto Frangitur, inque sinus scinditseseunda reductos H inc at que hinc vastœ rupes,geminiqueminantur In cœlum scopuli , quorum, sub vertice laie Æquora tuta silent ■. tum silvis srena coruscis Desuper, horrentiqueatrumnemus imminetumbra: Fronte subadversa, scopulis vendenlibus , antrum : Intus aquœ dulces, varioque sedilia saxo : Nympharum domus . vivoque.

Virgil. Æneid. 1. I.

Quelle que puisse être la vraisemblance de cette hypothèse , en sortant de ces grottes curieuses on marche encore environ une lieue (4 kilomètres) au nord, et on se trouve à l’extrême pointe du cap Bon, l’ancien Bromontorium Mer curii ou Promont orium Hermæum (1), du haut duquel on a presque sous ses pieds à sa gauche les deux îles de Zouammore (anciennement Zembræ insulæ ), et l’on aperçoit du même côté à l’horizon le cap Zebyb, qui, à l’autre extrémité du golfe, est a l ouest-nord-ouest, à la distance de douze lieues environ (48 kilomètres).

On assure même que quand le temps est clair et le ciel serein on peut quelquefois apercevoir de cette hauteur non-seulement les rochers de Pantelerie ( l’ancienne Cossyra ) et de Malte (2 ), je-

(r) Voyez ci-dessus, la note 3 de la page s 3.

(2) On pourrait croire que les îlots de Pantelerie, de Favognana ( l’ancienne Ægusa ), les écueils des Squerqui, les îles Ægades , et Malle elle-même, avec son île de Gozzo et les îlots de Cumino et de Cuminotto , ainsi placés dans l’endroit le plus étroit de la Méditerranée, resserrée enire la Sicile et le cap le plus septentrional de l’Afrique, ne sont que les jallons restes jusqu’à notre époque d’une ancienne réunion entre ces deux plages, antérieure à tous les temps historiques, et qui aurait été submergée par le même cataclysme qui a fait disparaître l’Atlantide.

L’UNIVERS

tés au milieu de cette vaste mer , mais encore les pointes les plus élevées des montagnes qui bordent la côte méridionale de Sicile.

Deux îles portent également le nom de Zouammore; la plus petite, dont nous avons parlé déjà ci-dessus (1), est trèsrapproehée du rivage; mais la plus grande est à la distance de quatre lieues (16 kilomètres) dans la direction du nord- nord-ouest.

Tout le territoire que nous venons de parcourir depuis la petite ville de Souleymân jusques au cap Bon, et auquel on donne le nom de Dakhoul ( c’est-àdire le coin intérieur) est particulièrement renommé pour sa fertilité : il est en général habité et cultivé par les diverses tribus des Oueled-Sêyd (2). C’est surtout dans cette partie qu’on trouve des prairies et des terres labourables ; le reste de la péninsule, étant presque partout coupé par des collines, des ravins, des bruyères et des marais, est peu susceptible de culture et d’amélioration.

A partir du cap Bon la route change entièrement de direction, et, suivant l’inclinaison du rivage oriental de la presqu’île, redescend du nord-est au sud-ouest.

Cependant la première partie de cette route, qui comprend environ cinq lieues ( 20 kilomètres ), ne suit pas encore exactement cette nouvelle direction : on marche du nord au sud pour atteindre la première position, qui est celle de Klybéah.

Cette ancienne ville a conservé, sans altération, dans son nom arabe, l’ancien nom de Clypæa, ou Clupea, que les Romains lui avaient donné jadis, à cause de sa forme, qui ressemblait, disait-on, à celle d’un bouclier : cette configuration lui avait déjà valu antérieurement, de la part des Grecs, le nom de dont le nom latin Clypæa n’est que la traduction.

Cette ville avait été bâtie sur un petit cap auquel les anciens avaient donné le nom de Taphitis ; mais cet emplacement

(1) Voyez ci-dessus, page 3r.

(2) Voyez ci-dessus, la note 4 de la page 22, sur le mot Oueled : Oueled-Séjrd signifie les descendants de Séyd, (J. J. M.)

n’est plus occupé maintenant que par un château d’architecture moresque, et on n’y voit plus aucun édifice antique : le hameau qui a conservé le nom de Klybêah est à environ un mille de distance, et n’offre que de misérables masures.

Dans la baie que forme le cap de Klybêah est l’embouchure de la rivière la plus considérable de la péninsule : le passage de cette rivière est difficile, et devient souvent dangereux, par la profondeur et la rapidité de ses eaux, surtout par les inégalités de son lit, et le manque complet de tout endroit guéable. On croit que c’est dans ce courant torrentiel que se noya Massinissa lorsqu’il fut poursuivi par Bocchar, après sa défaite (3).

Lorsqu’on a passé cette rivière fatale, on traverse une plaine non moins fameuse par de funestes souvenirs; c’est là que, suivant Tite-Live (4), furent massacrés les quarante cavaliers, dernière escorte du malheureux prince dans sa fuite.

En sortant de cette plaine on se dirige au sud-ouest, et par une route de sept lieues environ ( 29 kilomètres), après avoir reconnu, à mi-chemin, une grande tour isolée, de construction moresque, et désignée par le nom de Tour du Guet, on parvient à la petite ville de Gourbah.

Cette position était autrefois celle de l’ancienne Curobis, ou Curubis ; mæs les seuls vestiges d’antiquités qu’on y trouve sont un grand aqueduc et quelques citernes. Cependant il paraît que l’ancienne ville avait assez d’importance autrefois ; mais son port et une partie de la ville elle-même ont été envahis par la mer, qui ronge journellement de plus en plus toute cette côte, et on assure qu’on peut encore, dans les temps calmes, distinguer au fond de l’eau, à quelque distance du rivage, les restes des édifices ensevelis sous les flots.

Au sud de Gourbah , et presque sous les murs de la ville, est l’embouchure d’une petite rivière, qui descend des montagnes de l’intérieur, et sur laquelle on avait élevé un pont de pierre, dont on voit encore les débris ; non loin de là

(3) Tit. Liv. lib. XXIX, cap. 3a.

(4) Idem, loc. cit.

ÏUNiS. . 33

on remarque un autel antique, portant l’inscription suivante :

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