CHAPITRE 1er
Fondai ion de Tunis par les Phéniciens ; — légende mythologique; — - Didon ; — Carthage; - — U tique; — Tunis sous les Carthaginois; — guerres puniques; — Tunis prise par Régulus et reprise par les Carthaginois ; — Seipion rétablit les remparts de Tunis; — Massinissa; — Syphax ; — Juba ; — Jugurtha; — révolte des Mercenaires; — prise de Tunis par les révoltés; — Tunis et Carthage sous la république Romaine.
Depuis les siècles les plus reculés dont l’histoire nous ait transmis le souvenir, il n’est que quatre époques pendant lesquelles ait été soumise à un seul maître cette vaste zone du littoral africain, qui, des embouchures du Nil à l’Océan Atlantique, ceint la partie méridionale du bassin de la Méditerranée.
Cette unité de souveraineté territoriale n'eut lieu, pour les États que nous comprenons dans la dénomination commune des États Barbaresques , que sous la domination des Romains, sous celle des empereurs Byzantins, sous les Kalyfes Ommiades, et sous les règnes de quelques-uns des Princes Fati mites.
Toutes les autres périodes de l’histoire de l’Afrique septentrionale nous représentent cette contrée perpétuellement morcelée en petites principautés, où successivement établissaient leur pouvoir des familles, plus souvent étrangères qu’indigènes , qui se groupaient autour des États principaux, parmi lesquels jouent le rôle le plus important les royaumes de Marok , d’Alger et de Tunis.
On sait que la Régence de Tunis,
(i) Voyez ci-dessus la note iretle la page 3 cl le dernier adnea de la page précédente.
à laquelle on a conservé, même à présent encore, le titre de Royaume , comprend les deux anciennes provinces nom* mées la Byzacène et l’Afrique proprement dite ( Africa proprie dicta ).
La capitale de cette Régence, Tunis , est située à cent cinquante lieues ( 600 kilomètres) à l’est nord-est d’Alger, à cent dix lieues (440 kilomètres) ouest* nord-ouest de Tripoli, et à cent quatrevingt lieues (720 kilomètres) au sud de Marseille.
Le nom sous lequel la ville de Tunis a été désignée par les plus anciens écrivains est celui de Tunetum, suivant quelques-uns Thunetum , Tuneta , ou même Tunes. L’Itinéraire d’Antonin nomme cette ville Tunisum , et le nom de Tounès est celui que lui donnent actuellement les Arabes , dont les géographes la placent dans la seconde partie du troisième climat (2).
Les premiers habitants de Tunis furent, suivant l’opinion de tous les géographes et de tous les historiens anciens , des colons, Phéniciens, comme ceux de Carthage, ville dont la proximité immédiate fait confondre tellement l’histoire avec celle de Tunis, que raconter les événements dont Carthage fut le théâtre, serait en même temps écrire les annales de Tunis; j’ajouterai même que la plupart des géographes et des historiens orientaux ne font de Tunis et de Carthage qu’une seule et même ville.
Malheureusement l’histoire même de Carthage , où nous aurions pu puiser les matériaux de celle de Tunis , pendant les premiers siècles qui ont suivi la fon-
(2) Voyez ci-dessus , pour les détails géographiques généraux, le chapitre Ier, el pour la topographie particulière, le chapitre VI de la première partie.
TUNIS
dation de l’une et de l’autre ville, est bien incomplète ; à peine un seul fragment des historiens puniques a-t-il survécu aux désastres qui ont réduit leur patrie à n’être plus maintenant qu’un monceau de ruines.
Certes, si les anciens historiens nous avaient laissé pour l’histoire de la république carthaginoise des documents tant soit peu proportionnés au pouvoir et à l’opulence de cette fameuse cité, il y aurait très-peu de peuples au monde dont les annales offriraient une série de faits plus intéressants; mais tel a été le malheur de cette métropole africaine , que, malgré ses immenses richesses, l’étendue de son commerce, sa politique consommée et son génie militaire (Carthaç/o dives opum , studiisqueasperrima belli \ qui l’ont rendue si longtemps formidable aux peuplades voisines, et même à la puissante république romaine, il ne nous reste cependant que des mémoires très-imparfaits sur lesgrands événements qui ont dû être signalés par l’histoire carthaginoise. Les principaux faits auxquels les Carthaginois ont pris part, et qui ont pu échapper à l’oubli , nous ont été transmis par les écrivains d’une nation leur ennemie, ou par ceux qui étaient favorablement disposés pour leurs adversaires. Ainsi, bien des choses ui mériteraient d’être connues ont dû tre omises dans l’histoire de Carthage et dans celle de Tunis, qui en dépend , et on 11e peut recueillir quelques renseignements sur ces deux villes, dans les siècles qui ont précédé l’ère chrétienne , qu’en recherchant quelques passages épars dans les historiens grecs et latins, sans cependant qu’on puisse parvenir à en former un tableau historique complet et sans lacunes, et ce n’est même que depuis l’invasion des Arabes que les annales de Tunis peuvent être considérées comme un corps d’histoire suivi et régulier.
On assure que la fondation de Tunis fut contemporaine ou du moins de trèspeu de temps postérieure à celle de Carthage (!) ; si l’on ajoutait même foi aux
(1) La fondation de Carthage fut antérieure à celle de Rome de soixante-cinq ans, suivant Velleius Paterculus ; de soixantedouze ans , suivant Trogus Pompeius et Jus-
10e Livraison. (Tunis.)
assertions de quelques anciens auteurs, l’origine de Tunis remonterait à des siècles plus reculés encore, et cette ville aurait été fondée par une colonie de Phéniciens en même temps que celle d 'Utique (2) , que Justin nous représente comme existant déjà depuis près d’un siècle sur la côte africaine avant que la princesse tvrienne connue sous le nom de Elyssa ou de Didon (3) n’y vînt aborder avec une nouvelle colonie, et y jeter les premiers fondements de l’antique citadelle des Carthaginois (4).
Au reste, si le génie poétique de Virgile s’est plu à embellir des fictions les plus intéressantes le berceau de la ville fondée par Didon , les Grecs, si amateurs de fables, n’ont pas laissé l’origine de Tunis sans légende romanesque.
Suivant quelques scoliastes, Cadmus , ce héros oriental (5), qui joue un rôle presque universel dans toutes les traditions des temps mythologiques , et que
tin ; de quatre-vingt-douze ans , suivant Tite- Live ; de cent-dix-neuf ans, suivant Solin; d’autres clnonologistes, tels que Josèphe et Ménandre d’Éphèse, portent jusqu’à cent quarante années cette différence de date. Nous n’entreprendrons pas de concilier ces assertions diverses , d’où résulte seulement l’antériorité de Carthage , généralement reconnue , et nous ne croirons pas être trop éloigné de l’exactitude chronologique, en adoptant l’opinion la plus généralement reçue, qui place la fondation de Carthage ainsi que celle de Tunis entre les années 900 et 890 avant l’ère chrétienne.
(2) Le nom d’Utique (Oulyqak), ou Atyqah, signifiait en languetphénicienne l’ antique, l’ancienne 'ville ; celui de Carthage ( Qarthe data ), la nouvelle ville.
(3) Didon était petite-fille du roi de Tyr lthobaal , que la Bible cite comme le père de la fameuse Jezabel, dont par conséquent Didon aurait été la nièce.
(4) Cette citadelle reçut le nom de Byrsa , qui en langue phénicienne signifie tour , fortification , et subsiste encore dans la langue arabe, sous la forme de bourdj, qui a le même sens, analogue au mot 7iupYoç des Grecs.
(5) 'Lemolqedam, qadm, ou qadem, signifie oriental dans toutes les langues comprises sous l’appellation commune d 'idiomes semitiques ; et il est présumable que sous celte appellation commune les Grecs n’ont fait qu’un seul et même personnage de tous les Orientaux qui ont amené des colonies dans la Grèce.
L’UNIVERS
l’on trouve partout, en Égypte , en Grèce et en Afrique, fuyant la Samothrace, avec la belle Harmonie , qu’il venait d’enlever (1 ), se serait retiré sur les bords du lac Triton (2) : il s’y vit entouré d’une postérité nombreuse ; mais il quitta cet asile pour poursuivre à son tour le ravisseur de sa sœur Europe. Harmonie , ajoutent-ils, mourutde douleur peu après son abandon, sur la plage où elle avait reçu les derniers adieux de Cadmus , et en'mourant elle ordonna à ses enfants d’élever son tombeau au lieu même où elle avait exhalé ses derniers regrets.
Non-seulement ils obéirent, mais encore ils quittèrent les bords du lac Triton , pour venir fixer leur habitation autour du monument qu’ils élevèrent à leur mère, et ils donnèrent à cette nouvelle résidence le nom de Tounah , ou de Tounét , qui signifie habitation en langue phénicienne.
Quoi qu’il en soit de ces hypothèses, on ne peut cependant disconvenir que les historiens de la République romaine font déjà mention de Tunis dès le temps de la première guerre Punique , c’est-àdire dès l’époque qui s’étend de l’an 490 à l’an 51 3 de la fondation de Rome (deux siècles et demi avant l’ère chrétienne) ; et que, suivant eux, cette ville tenait alors le second rang parmi les cités de la côte africaine.
Déjà, dans les siècles qui précédèrent les hostilités si acharnées de Rome et de Carthage on trouve des preuves de l’importance que Tunis avait déjà acquise, et du puissant concours que prêta sa marine à celle de Carthage, dans les diverses expéditions que tentèrent les Carthaginois, soit contre la Sardaigne et les Phocéens (3), soit surtout contre la Sicile.
(1) Yers le milieu du seizième siècle avant l’ère chrétienne , peu de temps environ avant le déluge de Deucalion.
(2) Voyez ci-dessus, page 45.
(3) Yers le milieu du sixième siècle avant notre ère , les Phocéens , fuyant la domination de Cyrus, qui s’étendait sur la Grèce asiatique, vinrent s’établir à Marseille , où cinquante années auparavant ils avaient déjà envoyé une colonie. Les Phocéens avaient étendu leur établissement sur toute ia côte depuis le Yar jusqu’à l’Èhre, et y avaient fondé les villes de Nicœa, d’Olbia, d 'Agatha,
Tunis fut à cette époque particulièrement exposée aux attaques des peuplades africaines, habituellement en état de guerre avec Carthage, tantôt subissant le joug de cette république, tantôt la forçant de leur payer un tribut annuel ; et l’an 395 avant notre ère les Africains, s’étant réunis au nombre de deux cent mille hommes, s’emparèrent de Tunis , menaçant Carthage même d’un siège ; mais la famine et les divisions qui éclatèrent parmi les barbares firent échouer leurs desseins , et délivrèrent bientôt Tunis de leur possession éphémère.
Les premiers siècles de la république romaine avaient été loin de faire présager l’animosité irréconciliable qui devait par la suite diviser Rome et Carthage:
des traités d’alliance avaient même été conclus entre les deux peuples, dès l’époque même de l’expulsion des Tarquins, l’an 508 avant l’ère chrétienne, sous le consulat de Brutus et de Yalerius; et il est à remarquer que dans ces traités, ainsi que dans ceux qui les suivirent, particulièrement à l’époque de l’invasion de Pyrrhus en Italie, comme aussi dans tous les traités conclus par Carthage, soit avec Denys de Sicile, soit avec les peuples africains, la ville de Tunis se trouve toujours nominativement mentionnée immédiatement après celles de Carthage et d’Utique; circonstance qui constate que dès cette époque Tunis était regardée comme la troisième ville du territoire carthaginois.
Tunis est spécialement désignée par les historiens au nombre des deux cents places dont Régulus se rendit maître sur la côte d’Afrique, après la victoire mémorable (4) qu’il avait remportée sur Amilcaret Hannon, dans les parages qui s’étendent entre la côte méridionale de la Sicile et le cap africain que nous con -
à' Emporium, d'Alonis et de Mœnace; ils s’étaient aussi rendus maîtres de la Corse et de la Sardaigne. Toutes ces possessions leur furent successivement enlevées par les Carthaginois.
(4) Dans cette bataille navale, Régulus prit aux Carlhaginois soixante-quatre galères et en coula à fond plus de trente ; la descente qu’il exécuta alors sur la côte d’Afrique fut signalée par une nouvelle victoire qu’il remporta près de Tunis.
TUNIS
naissons maintenant sous le nom de cap Bon.
Tunis avait été choisie par les Romains pour y établir le quartier général de leur armée, et de ce poste militaire ils menaçaient avec avantage les remparts de Carthage elle-même; mais Tunis, où l’armée des assiégeants avait concentré ses forces, resta peu de temps en sa puissance ; elle fut bientôt rendue aux Carthaginois par le général lacédémonien Xantippe, qui défit les Romains, leur tua trente mille hommes, et fit Régulus lui-même prisonnier.
Le sortdes armes, qui avait livré Tunis tour à tour au parti victorieux, la soumit définitivement aux légions qui vinrent l’attaquer ayant Scipion à leur tête.
Lorsque cet illustre général forma le siège de Carthage, il fit de Tunis sa place d’armes, et, comme Régulus, son prédécesseur, il y établit son quartier général (l). Afin de mettre la place à l’abri de toute attaque de la part des assiégés , il en répara les fortifications, que luimême avait ruinées pour s’en emparer, et y augmenta considérablement les travaux que les Carthagiuois y avaient faits antérieurement.
En effet, lorsque Carthage était devenue puissante par le concours des étrangers, que sa situation favorable au commerce y attirait de toute part, elle avait fait le premier essai de ses forces contre Tunis, qu’elle avait soumise, et qu’elle s’était empressée de fortifier, comme un avant-poste important à la sûreté de la capitale, dont Tunis, par sa proximité, semblait n’être que la succursale et, pour ainsi dire, le raubourg.
Durant la première guerre punique et les suivantes , la ville de Tunis fut ainsi plusieurs fois prise et reprise par les deux partis qui se disputaient avec tant de fureur et d’opiniâtreté la souveraineté du monde alors connu en Occident.
Presque entièrement détruite à cette époque, par les vicissitudes de ces guerres acharnées, elle finit par subir, avec tout l’empire carthaginois, le joug de la domination romaine.
Mais dans les guerres intestines que
(i) Ce fut à Tunis que Scipion reçut les trente ambassadeurs que les Carthaginois envoyaient pour demander la paix.
Carthage avait eu à subir sur le territoire africain, Tunis n’avait pas eu à jouer un rôle moins important que dans les catastrophes des hostilités étrangères : l’année même dans laquelle la première guerre Punique avait été terminée par un traitéqui coûta aux Carthaginois dix millions exigés par Rome au moment même de la signature , la république africaine s’était vue menacée d’une perte entière par la guerre des Mercenaires.
On donnait le nom de Mercenaires à des troupes soldées par les Carthaginois, et recrutées par eux parmi toutes les nations qui habitent autour du bassin de la Méditerranée; on comptait parmi ces soldats mercenaires, des Espagnols, des Gaulois, desLiguriens, des Siciliens, des Grecs, et surtout un grand nombre d’Africains : la politique du sénat de Carthage avait cru prévoir toute occasion de révolte parmi ces troupes étrangères, en réunissant sous les mêmes drapeaux des soldats parlant des idiomes différents et ne comprenant pas mutuellement leurs divers langages. Ce système avait réussi tant que la guerre avait duré ; il n’en fut pas de même lorsque la paix était faite avec Rome. Carthage aurait voulu licencier ces troupes, devenues inutiles.
Ramenées de la Sicile sur le continent africain , ces troupes ne purent y être sur-le-champ payées de leur solde arriérée et renvoyées dans leurs patries respectives, l’épuisement du trésor de Carthage ayant même forcé le sénat à proposer une réduction dans la somme considérable qui leur était due.
Le mécontentement des Mercenaires éclata aussitôt avec violence : ces corps militaires si hétérogènes , et que leurs idiomes étrangers semblaient isoler les uns des autres , surent s’entendre réciproquement pour une rébellion générale.
Les révoltés quittèrent les cantonnements dans lesquels les ordres du sénat de Carthage les avaient placés, et vinrent établir leur camp à Tunis, menaçant de ce poste la métropole elle-même.
La révolte s’étendit bientôt de Tunis au reste du territoire africain, dont toutes les villes s’unirent aux rebelles, à l’exception de deux seulement , celles d'Utique et de llippacra : les Mercenaires, au nombre de soixante-dix mille ,
L’UNIVERS
en firent le siège, et profitèrent de la proximité de Tunis, où ils avaient établi leur quartier général , pour bloquer étroitement Carthage.
Mais après les vicissitudes d’une longue guerre, les Mercenaires se virent enlever successivement toutes leurs positions par Amilcar, surnommé Barca, qui mit fin à la rébellion par la prise de Tunis ellemême et le massacre de tous les Mercenaires dont cette ville avait été la dernière retraite. Cette guerre, qui avait mis Carthage dans un si grand danger, avait duré trois années et quatre mois.
Après avoir subi le choc des armes romaines, Tunis avait aussi souffert les luttes sanglantes entre Massinissa et Syphax (1), dont son territoire fut le théâtre, puis celles qu’entraînèrent l’usurpation de Jugurtha (2) et plus tard
(1) Au commencement de la seconde guerre Punique, Syphax, roi d’une partie de la Mauritanie, s’était d’abord déclaré pour les Romains, tandis que Massinissa, roi d’une autre partie du pays , avait embrassé la cause des Carthaginois; mais bientôt l’un et l’autre changèrent de parti , par suite de leurs inimitiés pariioulières : réunissant ses forces à celles d 'Ælius, Massinissa livra à Syphax, l’an 201 avant notre ère, une bataille, dans laquelle celui-ci fut vaincu et fait prisonnier.
Mis en possession par les Romains de tous les États qui avaient appartenu à son ennemi, Massinissa eut un long règne, pendant lequel il se montra toujours le fidèle allié de la République; il mourut l’an 149 avant notre ère, laissant cinquante-quatre enfants de diverses concubines : il avait chargé en mourant Scipion le Jeune de faire le partage de ses États entre ses trois fils légitimes , Micipsa , Guiussa, et Mastanahal.
(2) Jugurtha était fils de Mastanahal : Micipsa , que la mort de ses deux frères avait rendu héritier des provinces que chacun d’eux avaient eues en partage, se méfiant du caractère ambitieux de son neveu Jugurtha, l’avait envoyé faire la guerre en Espagne, espérant que les combats sanglants qui s’y livraient le débarasseraient d’un prince dont il regardait la rivalité comme pouvant être dangereuse pour ses deux fils auxquels il destinait sa succession. L’espoir d q Micipsa fut trompé. Jugurtha sut unir la prudence au courage, et revint d’Espagne sain et sauf ; alors Micipsa en mourant, l'an 120 avant notre ère, prit le parti d’adopter Jugurtha et de l’associer dans son héritage avec ses deux fils Adherhal r et Hiemp-
Falliance formée par Juba Ier avec Pompée contre Cæsar (3).