‹ Histoire de Vaugirard ancien et moderneChapitre 21 sur 24 · IO · texte numérisé non relu

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fut installe maire. Vaugirard avait, pour remplir cette dignité à cette ëpoque, M. Gautier, le dixième dans Tordre de sa création. En voici la liste complète, jusqu'à l'année où nous isommes:

Mûre*. MM.

i^r. En 1790 Nicolas Gervoise.

ae. 1793 Nicolas Lemire.

3*. 1793 Renë Damiens*

4** De jaia 1800 à juillet id» . Nicolas Ge&yoisB.

5«. De juillet 1800 J.- Baptiste DuHEPART*

6«* 1814 L. DUNEPART fils.

7e. 1819 P. Gallet.

8«. 18a I FOHDART.

9®. De juillet i83o à septemb. id. Dus UT.

io«* De novembre i83o à juillet i83i. Gautier.

Intérim, Bellamt, adjoint.

ii«. i833 à juillet 1840. Henri Pernot.

Intérim, Ganda, adjoint.

i2«. D^octobre 1840 Brul£.

Un pont très-élégant fut construit sur la Seine, en face de la belle avenue d' Auteuil ; la navigation fut portée sur la rive droite au moyen d'une digue , dont on se servit pour former une gare à eau courante , destinée au stationnement des bateaux et à des marchés flottans ; la ligne des terrains qui bornent la rive gauche, embellie de superbes quais, fut transformée en un port vaste et commode ; des magasins, des entrepôts, des routes nouvelles favorisèrent le commerce et Vé-

change des marchandises qui remonlent la Seine pour rapprovisionnement de la capitale, et sont par ce moyen rendues à leur destination plus promptement et à moins de frais. Pour la construction du pont, comme pour Tëtablissement de la gare et du pont, des compagnies s'étaient formées ; elles firent face aux énormes dépenses qu'exigèrent les besoins de la commune naissante. Un petit théâtre, agréablement bâti, vint embellir le village ; il coûta i3o,ooofr., et put contenir onze cents personnes. La société des terrains avait compris qu'une église était , pardessus tout , l'objet des vœux généraux : aidée pai* le gouvernement , elle eut l'honneur d'en commencer les travaux ; elle en surveilla l'exécution , elle fournit aux grands frais qu'ils nécessitèrent, et elle fit don à la commune de ce bâtiment d'un aspect grave et religieux, simple, mais assez noble. On a peut-être dépensé trop d'argent au clocher ; sa masse un peu lourde et son style gothique forment des disparates trèsfrappantes avec l'ensemble du monument et le goût moderne qui règne dans ses détails. La première pierre en avait été posée par M"* la duchesse d'Angouléme en personne , et son ouverture eut lieu en septembre 1828. Pendant quelque temps desservie par le curé de Yaugi-

i*ard, cette église eut ensuite un prêtre à demeure, mais dépourvu de titre officiel et ecclésiastique: enfin, elle fut érigée en paroisse succursale par ordonnance royale du 1 3. décembre i836, et par ordonnance archiépiscopale du i" janyier 1887. Ainsi fut scindée la cure de Vaugirard; elle rentra presque alors dans les anciennes limites qui lui étaient fixées du temps où Tabbaye Sainte-Geneviève avait la seigneurie de Grenelle. Quatre cent quatre-vingt-onze ans auparavant, Vaugirard s*étail séparé d*Issy pour des motifs tout religieux; en i83o, Grenelle se séparait de Vaugirard pour des raisons entièrement civiles et commerciales : différence caractéristique des mœurs et des habitudes de ces deux époques.

Toutefois cette division , amenée par l'excès de la population et les intérêts matériels de ces deux territoires quelquefois divergens, ne nuisit en rien à Vaugirard. Sous le rapport civil , il conserva sa prépondérance, et répara promptement ses pertes ; sous le rapport ecclésiastique, il garda ses prérogatives. Son titre curial, éteint par Tordonnance de M^' de Belloy du 8 mai 1 802 , rendue en conséquence de la bulle de Pie VII , publiée par le cardinal Caprara le 9 avril 1802, lui avait été restitué en 1827 : une ordonnance royale du 4 juillet, et une ordon-

nance archiépiscopale du i5 décembre de la même annëe , qui la dëclara distraite pour le spirituel du canton de Sceaux, Tërigèrent en cure de deuxième classe ; puis elle fut ëleyée , par une autre ordonnance royale du 28 novembre 1828, au degrë de première classe : alors elle eut droit à deux vicaires rétribues par l'Etat. Elle dut ces avantages religieux à sa population, dont le chiffre fut tellement agrandi, que Yaugirard put être considéré comme ville , et que son maire tint du pouvoir royal sa nomination.

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