‹ Histoire de vénérable P. Claude de la Colombière de la Compagnie de JésusChapitre 25 sur 38 · LES REFLEXIONS CHRETIENNES ET LES MEDITATIONS 6UR LA PASSION · texte numérisé non relu

LES REFLEXIONS CHRETIENNES ET LES MEDITATIONS 6UR LA PASSION

Ut quid diligitis vanitatem et qxiœritis mendacium.

(Ps. iv, 5.)

Pourquoi chérissez -vous la vanité et cherchez - vous le mensonge ?

Nos autem prœdicamus Christum crucifixum.

(I Cor.,i.)

Pour nous, nous prêchons Jésus- Christ crucifié.

Le premier éditeur des Réflexions chrétiennes sur différents sujets de piété ne nous a donné aucune explication sur l'origine de cet ouvrage. Il nous paraît être un recueil de fragments de discours ou de notes destinées à entrer dans la composition de quelques sermons, ou même des discours à l'état de simple ébauche. La plupart des grands prédicateurs ont laissé des pensées détachées sur la morale et la religion que la postérité a recueillies soigneusement.

Nous en trouvons dans les Œuvres de Bourdaloue et de Massillon.

Le P. de la Colombière, comme tous les esprits sérieux, connaissait le prix du temps; et , dans son zèle ardent de procurer le salut des âmes , il aurait eu du scrupule de perdre une seule minute : il se livrait donc à l'étude et à la composition avec une constance infatigable. C'est même à ce travail trop soutenu qu'il attribuait en grande partie la maladie qui vint l'arrêter dans sa carrière de prédicateur.

Appliqué aux fonctions du ministère sacré, il dirigeait vers ce but ses pensées et ses lectures ; et l'on conçoit qu'il ait jeté sur le papier des aperçus ou des considérations qui, plus tard, devaient être développées et prendre place dans un sermon. Ce qui confirme cette explication, c'est que nous trouvons dans les discours certaines phrases tirées des Réflexions chrétiennes. De plus, une bonne moitié de ces fragments traitent des sujets qui ont fourni matière à des discours. De telle sorte qu'on peut y voir des pierres qui n'ont pu entrer dans la construction d'un édifice ou qui serviront à en construire un autre.

Quoi qu'il en soit de l'origine de ces Réflexions chrétiennes y elles ont un mérite réel. Ce sont des pensées qui n'ont d'autre lien logique que l'idée première et générale, mais qui possèdent les qualités de style et d'éloquence qu'on a pu admirer dans les sermons. 11 y a des passages d'une grande véhémence, d'une vigueur de touche surprenante. Les tristes réalités de la vie y sont dépeintes avec des couleurs et des images qui captivent l'esprit du lec-

teur, même lorsqu'il ne fait que parcourir au hasard ces pages sérieuses.

Dans le fragment intitulé les Désirs, l'auteur jette un regard profond sur la nature humaine, et l'on admire les clartés qu'il répand sur un tel sujet, avec le secours d'une vraie et solide philosophie. Rien de plus neuf et de plus original au sens réel du mot , que les considérations sur le bonheur, où l'on rencontre une foule d'observations morales fines et spirituelles. Dans les réflexions sur le monde et la fuite du monde , il montre une connaissance surprenante de ce qui se passe dans la société. Sa logique est irrésistible, lorsqu'il démontre la nécessité de fuir les dangers du monde. Il faudrait citer le passage qui commence par ces mots : « Comment voulezvous que je fasse cas du monde, que je vois rempli de gens si peu raisonnables1..., » et l'apostrophe véhémente : « Malheureuses mères* !... etc., » qui rappelle celle du discours pour les derniers jours du Carnaval.

Le morceau sur la conscience est marqué au coin du génie. Ces considérations sur la voix de Dieu qui parle au dedans de nous et qui est méprisée , mal entendue ou étouffée, rappellent la verve et la vigueur de Pascal dans ses Pensées. Que le lecteur en juge par lui-même.

a T,3 silence de la conscience est encore plus à craindre. Après qu'elle a longtemps ou parlé ou crié inutilement, il arrive quelquefois, par un jugement

i Tome VI, p. 17.

2 Ibid., p. 49.

terrible à la vérité, mais juste néanmoins, qu'elle se tait pour toujours et nous laisse dans un mortel assoupissement, c'est-à-dire que Dieu retire ses grâces. Dans cet état tout est mort : plus d'objet qui touche le pécheur, plus de discours qui l'ébranlé, plus d'accident capable de l'épouvanter. A la mort du Fils de Dieu, toute la nature, toutes les plaies de l'Homme-Dieu parlaient; ces voix étaient entendues du bon larron, des bourreaux, des morts, des rochers : le mauvais larron seul, dans le silence de la conscience, est insensible à tout; toutes ces voix n'allaient pas jusqu'à lui. C'était un arbre maudit comme le figuier. Le soleil, la rosée, tout lui était inutile 1. »

Il y a d'autres passages remarquables dans les fragments suivants; car tous renferment des beautés morales et littéraires qui causent un véritable étonnement. On est surpris de cette énergie d'expression et de cette force de conception.

Les réflexions sur la vaine gloire excitent une juste admiration. Jamais peut-être on n'a étudié aussi à fond cette question , fouillé et mis à découvert les secrets replis du cœur humain, démontré la sottise de ceux qui sacrifient tout à cette idole de la vanité.

Nous ne résistons pas au plaisir de faire connaître au lecteur une magnifique image du bonheur que procure la vision béatifique :

« Un infidèle est dans un état pareil à la situation

» Tome VI, p. 35.

d'un homme qui se trouve au milieu d'un magnifique parterre durant les plus épaisses ténèbres de la nuit : il entend le bruit des cascades et des fontaines, il sent l'odeur des fleurs dont il est environné, il peut avec les mains se former quelque idée des statues , des arbres et des compartiments ; mais lorsque la foi entre dans cet esprit, c'est comme un flambeau qu'on allume au milieu de la nuit, ce flambeau découvre quelque chose de plus ; vous voyez les fleurs, mais elles vous paraissent toutes d'une même couleur; la verdure n'a point d'agrément ; le marbre est sans éclat; la moitié des objets se dérobe à vos yeux ; ce qui est un peu éloigné peut à peine être aperçu; la symétrie, le rapport des parties qui fait la plus grande beauté vous échappe ; mais lorsque la lumière de la gloire se fait voir , c'est comme si le soleil se montrait tout d'un coup ; c'est pour lors que tout ce qui paraissait mort, languissant, se ranime en quelque sorte; tout nous rit, tout brille, tout frappe les yeux, tout les réjouit, tout les surprend ; les idées qu'on s'était formées à la lueur de ce flambeau se trouvent infiniment inférieures à ce qu'on découvre, et cette surprise donne le plaisir le plus sensible1. »

Quelques lignes plus bas, le P. de la Colombière fait le tableau des misères de cette vie, pour l'opposer à la félicité des Bienheureux dans le ciel. En quelques traits il résume, pour ainsi dire, toutes les tristesses, toutes les douleurs, toutes les hontes de notre existence mortelle.

» Tome VI, p. 141.

Une profonde philosophie, mais celle que la foi et la raison acceptent d'un commun accord, brille dans les fragments où l'auteur traite ces questions toujours actuelles et toujours pleines d'intérêt : les adversités, la prospérité des méchants et Y athéisme. Il est de ce petit nombre d'écrivains qui pensent par eux-mêmes et qui n'acceptent pas des idées toutes faites. On le voit, du reste, à cette manière nouvelle de considérer les choses, à ces traits vifs, à ces saillies d'un esprit fin et observateur. Il y a dans Y athéisme une page magnifique où il prouve l'existence de Dieu par le spectacle de la création 1.

La considération sur Yenfer, ou plutôt sur l'éternité des peines de l'enfer, fait frissonner celui qui a gardé les croyances de son baptême.

L'auteur termine par des réflexions sur les élus ou les prédestinés . Ici, nous devons l'avouer, il semble de prime abord que l'auteur des Réflexions, cherchant à exciter dans les cœurs une terreur salutaire, présente la croyance dogmatique sous un aspect sévère; mais on verra qu'il n'exagère pas en réalité. Qu'on lise le passage suivant :

« Vous vous étonnez que de cent mille chrétiens il n'y en ait pas dix de sauvés? Et moi, au contraire, plus je considère la chose , plus je m'étonne que de cent mille il y en ait trois de sauvés. Ce qui fait ma surprise, c'est de voir les fortes inclinations qui nous portent au mal , l'horrible penchant qui nous entraîne dans le précipice , ce penchant secondé de

* Tome VI, p. 167.

tant d'ennemis qui nous invitent, qui nous poussent ; un monde si corrompu ; des occasions si funestes, si fréquentes , si effrayantes ; une négligence si constante dans l'affaire du salut; à la vue de tant d'obstacles que nous ne bravons pas (renversons pas\ est-il possible, me dis-je à moi-même, que de cent mille chrétiens il y en ait dix qui se sauvent? Comment même un si pelit nombre peut-il résister à un torrent si violent? Aussi Jésus -Christ a-t-il comparé le nombre des élus aux olives qui restent après la récolte, aux grappes que les vendangeurs abandonnent après une courte recherche.

« Cependant je dis , malgré tous ces sujets de crainte, et c'est un article de foi, je dis que tout chrétien peut devenir juste et que tous les chrétiens fidèles seront sauvés. »

Nous reconnaissons d'abord dans ce morceau d'éloquence une de ces hyperboles oratoires familières aux prédicateurs et aux missionnaires. Le P. Claude de Lingendes (dans ses sermons écrits en latin et imprimés en 1661 à Paris) exprime les mêmes idées. Il cite ce texte de saint Jérôme : Vix de centum millibus hominum quorum mala fuerit semper vita, meretur habere indulgentiam itnus, et hoc teneo , hoc mullipiici experientia didici quod ei non bonus est fiyiis eux mala semper vita fuit. (V. Eusèbe, Epist. ad Damascum.)

Le P. de la Colombière a sans doute connu ce sermon. Dans son discours de la Pénitence différée à la mort, il cite les mêmes textes de saint Jérôme et de saint Augustin; il commente lui aussi les

paroles terribles de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Et in peccato vestro moriemini. A vingt-cinq ans de distance, Massillon fera entendre dans les chaires de Paris et de Versailles ce dur sermon sur le pelil nombre des élus, qui fit une impression si profonde sur lés esprits. Ces terribles vérités, présentées sous cet aspect sévère, étaient acceptées par la foule dans les assemblées religieuses. On en est venu de nos jours à une appréciation plus exacte de ce dogme; et un prédicateur serait mal reçu s'il osait tenir le langage que le xvne siècle supportait.

11 y a cependant une grande différence entre Massillon et le P. de la Colombière. Chez ce dernier, la sévérité n'est qu'apparente. Son but, en traitant cette question, est de justifier Dieu dans le mystère de la prédestination , et il démontre que , si beaucoup se perdent, c'est parce que presque personne ne veut embrasser la voie unique du salut.

« Personne, dit-il, n'aime cette vie rude et incommode , et , quoiqu'on parle de morale étroite , elle n'est pas même suivie de ceux qui en parlent le plus. » Il conclut sagement par ces paroles : « Il faut craindre et craindre toujours, mais n'écouter que la crainte qui produit la sagesse et non point la crainte qui porte au relâchement et au désespoir... C'est une vérité de foi, que Dieu veut nous sauver tous, et que nous pouvons tous nous sauver si nous le voulons. »

Ainsi l'impression finale , la conviction qui demeure dans les esprits après avoir lu ce fragment , c'est l'espérance, puisque tout démontre que le salut

éternel de nos âmes est entre les mains de notre libre arbitre. La sévérité du moraliste est donc plus apparente que réelle. Que nos lecteurs ne prennent donc pas des exagérations oratoires pour la morale de l'Évangile ou pour l'enseignement doctrinal de l'Église.

Il est bon d'observer que le P. de la Colombière, comme Bourdaloue, a quelque chose d'auslère dans le langage. Est-ce à cause des idées dominantes de l'époque qui inclinait à la sévérité de doctrine? Faut-il dire que les prédicateurs de la Compagnie de Jésus voulaient montrer qu'ils ne professaient pas les maximes d'une morale trop facile? Peut-être ces deux motifs ont -ils exercé leur influence. Nous rendons d'ailleurs justice au P. de la Colombière. Sa doctrine théologique est irréprochable : il a défendu les croyances catholiques contre les attaques des sectaires de son temps. Dans son sermon sur Y Eucharistie , il réfute indirectement les théories jansénistes sur la réserve qu'il fallait apporter à l'égard du sacrement, et dans le fragment sur la Communion fréquente il prouve, d'une manière ingénieuse et saisissante, l'utilité qu'il y a pour un chrétien de se nourrir souvent de cet aliment divin.

Terminons ce rapide aperçu sur l'ensemble des Réflexions chrétiennes par ces paroles du Journal de Trévoux (avril 1725) : « Ce recueil passe pour un précis de plusieurs traités excellents, où les matières les plus intéressantes sont exposées de la manière la plus capable de faire impression sur tout lecteur qui cherche de bonne foi à se convaincre de la religion. »

Nous souscrivons pleinement à ce jugement, et nous croyons que -tout esprit sérieux goûtera cet ouvrage, si propre à susciter des pensées salutaires et à augmenter l'instruction doctrinale.

Les Méditations sur la Passion ont été prêchées à Londres. Chaque vendredi de carême , les catholiques se réunissaient pour méditer sur la Passion du Sauveur, et ils écoutaient ces belles et pieuses considérations qu'on peut dire sorties du cœur du saint religieux.

Il nous a exposé lui-même le plan qu'il avait adopté. « Quoique Jésus -Christ ait souffert pour expier les péchés des hommes, ce motif néanmoins n'a pas été l'unique qu'il a eu en vue dans sa Passion ; il a voulu de plus nous donner dans sa personne des exemples héroïques de toutes les vertus chrétiennes; il a voulu que le mystère de sa douleur les exprimât, les traçât toutes à nos yeux de la manière la plus sensible, afin que nous apprissions plus facilement à les pratiquer.

« Si donc il est nécessaire de regarder comme notre rédempteur Jésus- Christ , souffrant et mourant, pour concevoir quelle reconnaissance demande un si grand amour, il est encore très important de le considérer comme notre modèle , pour nous exciter à retracer en nous-mêmes cette image d'un Dieu crucifié , cette image qui doit être le caractère et le sceau de notre prédestination. Aussi, j'ai cru qu'ayant à vous donner plusieurs sujets de méditations sur la Passion de Jésus, je n'en pouvais trouver de plus utiles que les vertus qu'il a prati-

quées en souffrant. Nous en choisirons une pour chaque vendredi1... »

Il traite successivement de la pénitence, de la charité', de la patience, du mépris du monde, de Y abnégation, du zèle; puis il médite sur la trahison de Judas, sur la chute de saint Pierre, sur la conduite de Pilate, et enfin sur Y empressement de Madeleine à être aux pieds du Sauveur.

De pareils sujets, si touchants par eux-mêmes, convenaient au genre du P. de la Colombière. Lui , dont la piété était pleine de tendresse et de dévouement à la personne de Jésus , et de Jésus crucifié , devait être profondément ému au souvenir des souffrances de son divin Maître. Alors d'ineffables sentiments de sympathie jaillissaient de son âme. C'est, en effet, ce que nous remarquons dans ces méditations.

Tout en conservant sa manière habituelle de dire , il y règne un ton général de simplicité ; l'onction y surabonde , et la sainteté de l'orateur se manifeste dans des effusions fréquentes où il laisse parler son cœur. Écoutez-le dans la méditation sur la charité de Jésus souffrant : « Il n'y a que vous , ô mon Dieu , qui soyez capable d'aimer ainsi , on ne trouve rien de pareil parmi les hommes. On aime son plaisir, son intérêt ; on aime ce qui est aimable ou du moins ce qu'on croit aimable; et vous, vous aimez des personnes odieuses, des personnes dont vous connaissez les vices. Pourquoi donc ai-je tant de peine à aimer

1 Première méditation. Tome VI, p. 226.

mes ennemis? N'ont-ils rien d'aimable pour moi? Jésus les a aimés tels qu'ils sont, et tels qu'ils sont il nous ordonne de les aimer: n'est-ce pas assez? Mais vous, ô mon divin Sauveur, quand vous ne seriez pas aussi aimable que vous l'êtes, un amour aussi grand que le vôtre mériterait tout le mien. D'où vient donc que je vous aime si peu, quoique vous soyez si parfait, si accompli, quoique vous soyez si grand, si éclairé, si sage, si bon, si bienfaisant, si fidèle, si libéral envers vos amis, envers même vos ennemis •? »

Nous aimons à l'entendre nous dire que, pour apprendre la patience, il faut entrer dans le Cœur de Jésus et en étudier les dispositions , la douceur incomparable, la charité pour ses ennemis, sa compassion pour le prochain. « Pour apprendre cette leçon mystérieuse, que le Cœur de Jésus-Christ soit notre Maître, soit notre école; faisons dans ce Cœur notre séjour, étudions- en tous les mouvements, et tâchons d'y conformer les nôtres. Oui, divin Jésus, je veux habiter, je veux verser tout mon fiel dans ce Cœur, il l'aura bientôt consumé. Je ne crains pas que l'impatience vienne m'attaquer dans cette retraite; là, avec une pleine sécurité, je m'exercerai au silence, à la résignation à votre divine volonté , à une constance invincible 2. »

Rien de plus touchant que la méditation sur Madeleine; il est difficile de la lire avec quelque attention sans être ému jusqu'aux larmes. Le P. de la

1 Tome VI, p. 242.

s Tome VI, p. 250.

Colombière a traité ce sujet avec quelque satisfaction. Et l'on comprend que Madeleine, aux pieds de Jésus, dans la maison du pharisien, où elle obtient son pardon;' à Béthanie, où elle écoute, recueillie et silencieuse, les paroles de son divin Maître; au Calvaire, où elle manifeste l'héroïsme de son amour, est un sujet qui convenait bien à cette âme pure et contemplative.

Il a composé ces méditations au pied de son crucifix , après avoir rempli son cœur de ces grands et chers souvenirs ; comme autrefois le bienheureux peintre de Fiesole peignait ses Christs après avoir prié et pleuré , en pensant aux souffrances de son bien-aimé Sauveur. C'est aussi devant un crucifix qu'il faut lire avec attention ces belles méditations sur la Passion de Jésus-Christ.

Ce n'est pas seulement par sa sainteté et par ses œuvres que le P. de la Colombière s'est survécu; il a été, et il est encore l'apôtre du sacré Cœur, comme nous allons le dire dans un dernier chapitre.

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