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RUE D'ANJOU

La rue d'Anjou faisait partiedu quartier du Parc-aux- Cerfs. En 1793, elle prit le nom de rue Aristide; elle s'appela de nouveau rue d'Anjou en 1806. Cette rue s'étend de l'ouest à l'est, delà rue Satory à la rue Saint- Martin. Elle a 576 mètres 40 centimètres de long, sur 19 mètres 50 centimètres de large.

CÔTÉ GAUCHE

N° 5. — En 1734, cette maison avait pour enseigne : Au Sauvage; plus tard, réunie à la maison n° 7, elle porta le nom d'hôtel de Bourgogne.

N°55. — Caserne d'Anjou.

Tout l'emplacement de cette caserne et une partie du terrain de la même grandeur, de l'autre côté de la rue, formaient, sous Louis XIV et Louis XV, une place portant le nom de place d'Anjou. Vers la fin du règne de LouisXV, la partie droite de la place fut concédée à divers particuliers pour y élever des habitations, et sur la partie gauche on construisit les bâtiments formant aujourd'hu la caserne, pour y placer les écuries de Madame.

La caserne d'Anjou a la forme d'un carré long, interrompu au sud-est et au nord-ouest. Elle peut recevoir deux cents hommes de cavalerie et cent soixante-huit hommes d'infanterie. Les écuries peuvent loger cent soixante-sept chevaux.

N° 59. — Liquier, député de Marseille aux États-Généraux, habitait cette maison, etily mourutle 13juinl789. Il était protestant. Quoique député, on ne voulut pas permettre son inhumation en plein jour. Le soir venu, le commissaire de police Lefèvre, du quartier Saint-Louis, fit porter le corps sans cérémonie, dans les prés, derrière le cimetière de la paroisse Notre-Dame. Les députés du Tiers voulurent protester, par leur présence, contre cet acte d'intolérance; presque tous, le président Bailly à leur tête, accompagnèrent le corps. Une foule immense de peuple vint se joindre au cortège et suivit les députés jusqu'au lieu de la sépulture.

CÔTÉ DROIT

N° 66. — Brillât-Savarin, l'auteur de la Physiologie du goût, député aux Etats-Généraux, habita cette maison en 1789.

N° 72. — En 1730, auberge A la Ville de Moulins.

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