M)E DU HASARD
des aveugles sortis de l'Institution . Les aveugles s'y associèrent en versant à la caisse commune leur humble cotisation, et beaucoup de personnes étrangères à l'Institution vinrent grossir la liste des souscripteurs. De 1849 à 1853, tous les élèves sortis de l'Institution ont trouvé, dans l'œuvre de placement et de secours, l'appui dont ils ont eu besoin.
Parmi les jeunes aveugles, les ouvriers sont les plus malheureux. Repoussés de l'atelier commun et travaillant isolés, les difficultés de tout genre qui assiègent habituellement la vie industrielle doivent s'accroître infiniment pour eux, et dans les grandes villes, à Paris surtout, leur existence ne peut être que triste et misérable. C'est ce qui a particulièrement attiré l'attention du comité de l'OEuvre, et lui avait donné l'idée d'ouvrir un asile en dehors de la capitale à ces anciens élèves de l'Institution, si dignes d'intérêt. Versailles avait été choisi. Cet établissement a été ouvert rue d'Anjou, n° 80, sous le patronage des autorités civiles et ecclésiastiques de la ville. Il était dirigé par les frères de la Doctrine chrétienne de Saint-Gabriel; malheureusement, il a été obligé de fermer, faute de ressources suffisantes à son entretien.
N° 82. — Maison portant autrefois, écrit sur une dalle de pierre : Hôtel du Parc-aux-Cerfs ; — appartenant, en 1775, à Antoine de Beauterne, porte-arquebuse du roi.