CURIS N.-J. BALLE. 0. D. J. TESTAM. PROPOS. ERECTUM, ANNO
Un peu au-dessus du milieu de chaque bas-côté se trouvent deux autels en renfoncement, ce qui donne à l'église la forme d'une croix latine. De ces deux autels, l'un est consacré à la Sainte Vierge , et l'autre à saint Fiacre, patron des jardiniers, si nombreux dans ce quartier. Ces deux autels, en bois de chêne et dorés, ont été exécutés, il y a quelques années, sur les dessins de M. Petit père.
A la Révolution, cette église avait été complètement démeublée, et elle porta des traces de sa dévastation et d'une pauvreté persévérante jusqu'en 1834. M. Pinard, nommé à cette époque à la cure de Saint-Symphorien, exécuta les premiers travaux de restauration. 11 fît gratter tout l'intérieur de l'édifice et lui donna l'aspect de propreté qu'il a gardé depuis. Il avança l'autel, refit les stalles du chœur, et, après avoir rétabli la tribune de l'orgue, il y établit, en 1836, un instrument nouveau en place du vieil orgue qui s'y trouvait. Malheureusement, le facteur chargé de ce travail le fit incomplètement, de sorte que cet orgue appela bientôt une nouvelle et sérieuse réparation; elle fut faite en 1851, par l'habile facteur John Abbey.
Les sons de cet orgue, placé trop près de la voûte, arrivaient souvent à l'oreille de l'auditeur répercutés, et par suite, discords et criards. Pour obvier à cet inconvénient, la tribune a été abaissée. On a profité de
ces travaux pour l'agrandir de manière à y placer les chanteurs, et à laisser le chœur de l'église, déjà fort petit, entièrement consacré aux cérémonies. L'orgue a été augmenté par le facteur Batdner de plusieurs jeux, et entre autres, d'un bourdon de 16 pieds, qui donne plus d'ampleur aux sons. Ces travaux ont été exécutés sous la direction de M. Armand Petit, architecte de l'église.
Le curé, M. Hacquard, a fait de nombreux embellissements à cette église. On lui doit la réparation complète de l'orgue, la grille du chœur, les peintures murales, l'autel et la chaire actuelle. Cette chaire fut faite en 1848, sur les dessins de M. Armand Petit. Le travail de la menuiserie a été confié à M. Fontaine, de Versailles, et les sculptures ont été exécutées par M. Pyanet, de Paris. Sur les quatre panneaux sont les Évangélistes avec leurs attributs, et le fond présente le Christ debout, bénissant le monde.
Ce joli travail meuble l'église sans rompre les lignes harmonieuses de son architecture. Il fut inauguré en octobre 1849, par M. l'abbé Bautain, l'un des prédicateurs les plus éminents de la chaire catholique.
Cette église, d'une petite dimension, se prêtait trèsbien à l'établissement d'un calorifère. Une souscription en fit les frais, et, depuis le mois de décembre 1851, on y jouit d'une température modérée, quelle que soit la rigueur de la saison.
En 1853, un généreux anonyme permit à la fabrique de substituer, à son triste et défectueux éclairage, l'éclairage au gaz, en faisant les frais de dix lustres ou candélabres, suspendus entre les colonnes qui séparent la nef des bas-côtés. Le clocher de l'église de Saint-Sym-
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phorien est placé derrière le chœur. Ce clocher, qui a plus de 30 mètres de hauteur, se trouva, pendant la bâtisse, menacé d'écroulement, pour avoir été imprudemment construit tout en meulières. On s'est trouvé forcé de l'envelopper d'un encaissement en pierre, avec un petit portail orné de deux colonnes.
Entre la tour du clocher et l'extrémité des deux bascôtés, on avait établi deux petites sacristies dont les portes donnent sur le chœur. Ces deux cabinets, complètement séparés, étaient tout à fait insuffisants pour les besoins de l'église. En 1852, on établit la sacristie actuelle, dont on admire la bonne ordonnance et la noble simplicité. Il fallut pour cela rejeter au dehors l'escalier du clocher, à l'aide d'un appendice ajouté au côté Est du chevet de l'église, et condamner la porte méridionale en lui substituant, pour le service du gardien , la petite porte qui s'ouvre dans la rue Saint- Fiacre.
Plusieurs tableaux décorent l'intérieur de l'église de Montreuil ; ces tableaux proviennent pour la plupart de l'ancienne église du Mont-Valérien.
Les divers curés de Montreuil, depuis la fondation de l'église actuelle, sont : 1° Séné, inhumé dans le caveau de l'église; — 2° De Schodt de la Tombe, qui se retira en 1791 ; — 3° En 1791 , Jean-Baptiste Warembourg, curé assermenté; — 4° au rétablissement du culte, Mollin; — 5° en 1806, Lesturgez; — 6° en 1832, François-Victor Rivet, nommé curé de Notre-Dame, puis évoque de Dijon; — 7° en 1834, Louis Pinard, depuis curé de Notre-Dame; — 8° en 1838, l'abbé Meunier; — 9° en 1847, l'abbé Hacquard, nommé en 1867 évêque de Verdun; — en 1867, l'abbé Monvoisin.
RUE ÉMARD.
La rue Émard s'étend de l'ouest à l'est, de la rue Champ-la-Garde à la rue Bon-Conseil. Elle a 160 mètres 95 centimètres de long, sur 10 mètres de large. Son nom lui fut donné en souvenir du greffier de la première municipalité versaillaise, qui se nommait Émard. En 1793, cette rue prit le nom de Descartes. Elle reprit son premier nom en 1806.