Petrus de GoUomedio
2, Mirus-Locus, MiraJbiUs-Locus, Marly.
LlVRfc: DEUXIÈME
découvre les hauteurs de Paris, les sépultures royales de Saint-Denis, le monastère d'Argenteuil illustré par Héloïse, le château de Saint-Germain, résidence favorite des premiers Capétiens, et la Seine qui plie et replie son cours indécis, comme ne pouvant s'éloigner de cet incomparable berceau de la monarchie française.
De Lyon, les deux commissaires descendirent le Rhône jusqu'à Valence où ils investirent Adhémar, comte de Valentinois, du marquisat de Provence, concédé à l'Église romaine. Les Vaudois avaient leur berceau sur ce sommet des Alpes. Pierre de Brueys avait, cent ans auparavant, prêchré leurs doctrines dans les vallées de la Drôme et de la Durance *. Le Pétrobruséisme tenait du caractère de son chef, des flots du Rhône et du vent des Alpes, un génie impétueux et indompté. Bien plus que le mystique et tendre catharisme, le léonisme biblique et républicain régnait dans les villes des bords du Rhône, et c'est à lui surtout que revient la gloire de l'héroïque défense d'Avignon contre le roi de France. Probablement, c'est pour éteindre le valdisme dans son foyer alpestre que le pape s'était fait concéder la province septentrionale et le comtat Venaissin. Pierre de Colmieu, au nom du saintsiége, prit possession du poétique Comtat et de la noble cité d'Avignon. Un légat pontifical s'établit dans le château des vicomtes, sur la roche où l'on voit aujourd'hui le palais et la nécropole des papes. Mais de la montagne des Doms quel triste spectacle