‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 137 sur 922 · M. le pasteur Mialhe, du Garla-le-Comte · texte numérisé non relu

M. le pasteur Mialhe, du Garla-le-Comte

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^i^ LKS ALBIGKOIS ET L'INQUISITION

Chasseur, coiffé et éperonné, hommage d'ailleurs bien digne de ces évéques qui, nous le verrons, furent, pendant tout ce siècle, des hommes de guerre et de proie *.

Enfin ces prélats batailleurs formaient l'extréinité septentrionale des campements de la croisade. Les deux Montfort s'étendaient de l'Agoût au Tarn et 1 évoque, du Tarn à l'Aveyron. Le palais épis'copal, construit sur la haute berge du Tarn où descendent aujourd'hui les rampes de ses jardins, était alors flanqué de tours, et séparé par un large fossé (la voie publique actuelle) qui la séparait de la cité et du quartier de Saint-Estève. C'était une véritable forteresse féodale, et leur cathédrale de Samte-Cécile dont la façade massive garde encore des airs de citadelle, était également revêtue de tours et de créneaux. Les vestiges de ces fortifications épiscopales existent encore et révèlent la lutte à mort des évêques et de la généreuse cité. Le roi, dont le sénéchal occupait le Castel- Vieil des vicomtes dépossédés, soutenait le prélat contre 1 indépendance religieuse et patriotique. Cette nationahte vivace saigna et palpita plus de cent ans encore, mais enfin elle succomba sous les coups simultanés de la crosse et du sceptre. Quand la lémure romaine eut sucé tout le sang, le monarque prit le cadavre. L'évoque et le sénéchal d'Albi jetaient en vedettes vers le nord le capitaine français campé sur le cône de rocher de Cordoue, et celui de Saint-Antonin en attendant que, par la

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