‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 186 sur 922 · En Lauragais : Aïrous · texte numérisé non relu

En Lauragais : Aïrous

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baye de Villelongue *. Son acol}i:e médical et diaconal se nommait Arnaud Bos ^. La médecine était un art cathare, comme la musique et la poésie ses sœurs, et toutes trois filles du Paraclet. On sait le génie poétique et musical du sol albigeois, sous le patronage de Cécile, rharmonieusc Égyptienne, dont Tautel avait remplacé dans Albi, l'autel de T Aurore ou d'Apollon, et qui maintenant se transfigurait dans une plus pure lumière également venue de l'Orient alexandrin. Depuis la croisade, le cœur de l'Albigeois où refluait comme le sang le génie national, c'était le pic de Nore. Or, THautpoullois, par une coïncidence trop heureuse pour être fortuite avait encore pour patron parti • culier Saint-Amand ou Amadour. La légende avait fait un moine de Cannes (cavernes) de ce mystique martyr qui vivait, comme l'amant du cantique, dans les antres des léopards. C'est ce sentiment immortel du cœur humain glorifié jusque dans le ciel, et qui grandissant toujours dans son adoration, se transfigure dans l'éternelle irradiation du cœur même de Dieu. Profane, il avait ses poètes, ses législateurs, ses tribunaux et s'appelait Amour : Sanctifié maintenant, il a son culte, ses prêtres, ses martyrs : on l'invoque sous le nom de Paraclet. Après avoir été un sentiment chevaleresque, il devient un cri de nationalité, le mot d'une conspiration immense, un symbole d'indépendance et de martyre universel. Quand la haine souffle de Rome,

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