Ilist. du Lang., t. Y, pr. 464, p
louse, les Othon de Bazièges, les Hugo, Joan et Ramon d'Alfar. C'était une menace indirecte contre la France, et une déclaration de guerre contre Ramon- Berenger qui vint attaquer les Marseillais. Ramon VII accourut à leur secours, tint bravement la campagne, et la bannière de Toulouse, si humiliée naguère, flotta fièrement sous le ciel provençal. Cette guerre, vigoureusement soutenue, amena d'autres adhésions: Tarascon imita Marseille (1231) et Guilhem fils d'Augier vint, au nom du comte, traiter dans cette ville avec le consul Hugo Galtieret le conseiller Alfantat de Tarascon *. C'était la victoire du parti populaire, du fonds ibérien de la nation, de rélément vaincu et traîné par l'aristocratie latine, dans une procession catholique, sous le symbole monstrueux de la Tar-asque^. Ce dragon ibère est sans doute l'image de la race avilie, et delà religion abolie et hideusement ridiculisée, des fondateurs de Tarascon. Quoi qu'il en soit, la bannière de Toulouse ondula joyeusement aux brises du Rhône, subitement relevée, en face de l'auriflor de France, arborée sinistrement, de l'autre côté du fleuve, sur le rocher de Beaucaire. Le don d'Avignon, fait par l'empereur Frédéric II, vint compléter trois ans après cette belle annexion des cités provençales.