Leurs noms sont trés-défi^urés chez M. Schmidt
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37i LES ALBIGEOIS ET L'LXQUISITION
marche au couchant par les vallons infréquentés de THerm, et va traverser TAriége à Saint- Jeandes-Verges où naguère le comte Roger-Bernard avait conclu la paix avec le roi de France. Il a quinze lieues à faire jusqu'au soir, mais les chevaux de FAriége ont bon jarret. Il oblique au nord vers Montagut, château construit sur un monticule en face du Pas-del-Roc, âpre gorge par oii la Léze, torrent né dans les combes de Sérou, s'échappe en bruissant des ravins boisés duGabre. Montagut appartient à Pierre de Durban et à son frère Ramon de Durban, beau-père de Loup de Foix. C'est Pierre de Durban qui, voyant, pendant l'un des sièges de Toulouse, reculer les milices de la cité, poussa son cheval contre les hordes de Montfort, et releva le combat, à la porte de Montolieu, en agitant la bannière à trois pals de gueules, et en criant : Foix I Foix * ! Ce héros de l'épopée romane était poète et capable de chanter, ses exploits, comme il a célébré ses amours. Il dialoguait en vers avec Pierre de Gavarret et les deux troubadours luttèrent souvent de la harpe et de la lance dans les cours du Sabartez. Ramon de Durban était croyant; à sa mort, il fut consolé par le ministre Aguller ; le vieux chevalier expira au château de Foix, entouré de Ramon de Pérelha, de Sicard de Durfort, et de Pons-Adhémar de Rodeilla, et de plusieurs autres seigneurs pyrénéens 2. Honora sa fille et son gendre Loup de Foix don-
i. Guil. de Tu ^ella, vers 6010.