Déposition du comte Roger-Bernard de Foix
2. Durfort appartient aujourd'hui au pasteur Arabet, du Carla-le-Comte.
Il'
d'Albigeois, n'est qu'un groupe confus de maisons pressées au pied de l'église et du château construit sur le coteau septentrional. Le ruisseau qui baigne son mur du côté du sud, coule plus loin sous l'abbaye de Calers, mollement assise, comme son nom l'indique, dans son tiède vallon, clos de forêts \ Les seigneurs de Durfort avaient doté puis dépouillé cette abbaye de l'ordre de Cîteaux. Les moines chassés par la guerre, rétablis par la paix de Paris, reconstruisaient, avec l'or du comte Ramon, leur monastère plus magnifique dans la misère et la ruine universelles. La révolution française, cette grande vengeresse, a détruit, après un calme de six cents ans, cette retraite cénobitique qui avait appelé la tempête sur le Midi. Son portail somptueux, au-dessus duquel on lit encore cette inscription latine : Deo Virginique Deiparœ, ne conduit plus qu'à des granges et des étables. Aux portes du vallon, un mille plus loin, s'élèvent deux édifices : à droite sur un haut mamelon rocheux, l'église isolée de Saint-Quirc, aujourd'hui couronné de son élégant clocher, comme d'une mitre; à gauche entouré d'arbres funéraires, le château de Berdaïs, sépulture des D'Ounous *. Dans le Podaguez, le catholicisme a multiplié outre mesure les monuments de sa victoire : les croix, les calvaires, et les cloches qui la chantent éternelle-