Doat ibid : Domus deputata ad faciendum sermonem
ses filles ; le vénérable Jordan de Lantar, son beaupère, sa femme Marquesia de Lantar, diaconesse, et leurs quatre fils, des saints et des héros; les bayles des comtes de Toulouse, et de Foix; la vieille vicomtesse Esclarmonde de Foix, fondatrice de Montségur, probablement encore vivante, et son acolyte, Tarchidiaconesse Ermengarde du Telh ; des chevaliers des maisons d'Arvigna, d'Astnava, de Villemur, de Roqueville, de Maireville, de Belissen, de Rabat, de Lordat, d'Alion, de Gastelverdun, des servants d'armes, des serviteurs du châtelain, des bergers et des bûcherons, formèrent l'auditoire. La grande salle capitulaire servit d'église : elle s'éclairait par les lucarnes de la voûte légèrement ogivale, par la poterne de l'Est, et par le portail de la barbacane de Touest, long corridor crénelé, percé de profondes archères, et terminé par une tour en demi-lune, qui formait comme le portique guerrier de cet oratoire féodal. Les croyants, c'est-àdire les laïques, s'installèrent vers l'occident contre le donjon dont les gardes assistèrent au culte, dans l'embrasure des meurtrières intérieures. Guilhabert de Castres, les évoques, les diacres, les parfaits prirent place, selon leur rang hiérarchique, du côté de l'orient. La balustrade supérieure de l'escalier dont l'étroite et tortueuse vis descend au souterrain séparait une estrade élevée où dans l'angle oriental, se dressait un pupitre revêtu d'une tunique de lin pur, et sur ce pupitre l'Évangile, les Épîtres et l'Apocalypse de saint Jean, qui formaient la Bible du Paraclet.
Guilhabert ouvrit le culte en invoquant le Père,