Guilh. de Tudella
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Toulouse, les d'Alfar, les Maurand, les Arnaud- Bernard, durent se rendre, comme ils le firent tant d'autres fois, à cette solennité du Champ d'Asile pyrénéen. Ces barons, seigneurs de vastes terres dans le Lauragais, escortèrent sans doute le plus ardent et le plus vénéré des ministres de ce canton, autrefois leur compagnon de guerre, le noble et pieux Bernard de Maïreville. Les Hunold de Lantar, beaux-frères de Ramon de Pereile, les Gourdon de Cararaan (Gérald et Bernard), les Latour de Pech-Lunar, les Villèle de Montesquieu, les cinq Roqueville, et les nombreux enfants d'Impéria, seigneur de Laurac et d'Aniort, accoururent à
Montségur.
Le vieux seigneur du Mas-Saintes-Puelles, tout semblable à un patriarche, y vint avec une tribu de fils, de petits-fils, de gendres, de neveux, de cousins, et leurs femmes, tous croyants, parfaits, diacres ou diaconesses. « Mossen Gui Cap-de-Porc, dit Guilhem de Tudelle, le meilleur légiste de toute la chrétienté, qui de plus est chevalier et de haut baronnage *, » défendit àp rement le comte Ramon VI dans ses débats avec les légats romains. C'était le Cujas du xiii% mais religieux, patriote, et héroïque. Garsenda, sa femme, lui avait donné huit fils, Pierre, Bernard, Arnauld, Guilhem, Jordan, Galhard, Pons et Aribert et deux filles Pélegrina et Guilhelmetta. Pélegrina, sa fille, fut donnée à Isarn de Montservat,
1. Canso, vers 1345. « Ce que les autres savent en comparaison de lui ne vaut pas un dé... et ils s'arracheraient les yeux avant d'y trouver mot à reprendre. •