Inq. de Toul. Mas-Saintes-Puelles
qui en est le symbole, et donne à la figure humaine la toison de la bête sauvage *.
Les Amis de Dieu étaient les Esséniens et les Thérapeutes de l'Occident. Ils eussent, à l'exemple des Grecs d'Égyte, écrit sur le fronton d'une bibliothèque : Pharmacopée t Comme le Paraclet est à la fois lumière et amour, le catharisme multipliait les écoles qu'il appelait des hospices. Les écoles sont, en effet, les hospices de l'âme : l'ignorance est une infirmité ; elle est fille du mal ou des ténèbres. L'Albigeois instinctivement était pédagogue non moins que consolateur. Il fondait partout des établissements d'éducation ; il y recueillait les fils et les filles de la noblesse indigente. Cette indigence s'était démesurément accrue par l'immense spoliation du Midi. Il restait toute une petite population d'enfants expulsés de leurs châteaux paternels. Le Consolateur les ramassa sur les chemins ou dans les forêts. Il recueillit pieusement les enfants des chevaliers tombés sur les champs de bataille, l'innombrable et blonde tribu des orphelins de la croisade. Les hospices de Pamiers, Fanjaus, Mirepois, s'étaient une seconde fois transportés à Montségur. Sous la présidence maternelle de la grande Esclar-
1. Doat,xxii.Danslagrotte de Cabanac près Mirepois, où vivaient sept ou huit hérétiques, Pierre de Léra, chevalier, en saigna trois, et de ce nombre G. de l'Ile, oncle d'India <jui fut brûlé depuis. Dép. de P. de Léra. — A Laurac, le diacre Arnauld et son compagnon furent saignés et rasés, dans la maison de Pierre-Roger, par le chevalier Ramon de Calhao, cousin de Févêque B. d'En Marti. Inq. de ïoul. Laurac.