‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 298 sur 922 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

monde de Foix, ils étaient dirigés par de vieux guerriers. Les vieillards des maisons chevaleresques de Bélissen, de Lantar,%de Saint-Andréo étaient à la tête de ce séminaire patriotique, et nous aimons à nous figurer le patriarche des Gap-de-Porc du Mas, le stoïque et savant légiste qui avait défendu les droits du comte de Toulouse devant les conciles de la croisade, couronner sa carrière, vénérable éveque, en faisant épeler les petits J'aidits de Montségur. Tels étaient encore Ramon de Pérelle et ses deux cousins et compagnons Arnauld- Roger de Mirepois, et Bérenger de Lavelanet. Arnauld-Roger s'était retiré sur le Thabor avec toute sa tribu d'Amis de Dieu : Fornéria sa vieille mère, Gécilia sa femme, Braïda sa fille, et sa belle-mère Braïda de Montservat ; Aladaïs de Massabrac, sa sœur, sa nièce Fais, et ses deux neveux, Alzeu et Othon. Aladaïs était veuve ; AIzeu de Massabrac son mari, expulsé de son château de Bénaïs, était mort à Pérelle (1228), chez sa bellemère, Fornéria de Mirepois, consolé dans son agonie par le diacre Joan Gambiaïré *. Bérenger de Lavelanet s'était réfugié sur le Thabor, avecsafemme et ses deux filles, qui épousèrent deux servants d'armes de la forteresse. Un fils lui naquit dans sa vieillesse, et sur ce rocher, qui reçut le nom d' Arnauld Olivier : enfant destiné aux prisons de Carcassonne, 011 il retrouvera les os de son aïeule Olivéria, enlevée par la cavalerie de Montfort (1 21 2) , comme elle fuyait éperdue sous les bois de Serra-

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