Hist. du Lang., t. V, p
ducomtedeToulouse,ancienetdébonnaireseigneur, préférable à l'âpre conquête étrangère, à la redoutable domination du roi de France. D'ailleurs qu'importent les princes, pourvu qu'ils soient soumis à l'Eglise romaine, et qu'ils obéissent au pape ? La diplomatie relèvera, consommera la croisade. Les évêques sont un moment séduits, entraînés. Le négociateur fut naturellement Thédise. Les princes acceptent ces offres de paix. La nécessité qui les avait forcés de conclure une trêve avec Amaury de Montfort, les contraint encore de conclure une alliance avec Arnauld-Amalric. Us veulent relier tous les partis en faisceau : il convient surtout d'écarter le roi de France. Le vieil archevêque convoque un synode provincial. Il s'assemble à Montpellier, le lendemain de la Pentecôte «. Les comtes de Toulouse et de Foix s'y rendent avec leur jeune cousin Trencabel. Les trois princes, au dire du tabellion sacerdotal, promettent : h de garder la foi catholique ; 2^ d'obéir à l'église romaine ; 3° d'expuiser les hérétiques ; i^ de rendre leurs biens aux éghses et aux monastères; enfin de payer, en plusieurs termes,20,000marcsd'argent,moitiéen tribut aux évêques, moitié en indemnité au comte de Montfort. Le pape en retour obtiendrait d'Amaurv son renoncement aux conquêtes des croisés, et luimême annulerait les décrets du concile de Latran et conséquemment anéantirait les anathèmes fui* minés contre les comtes pyrénéens. Nous verrons tout à l'heure que les princes firent entendre de plus