LIVRE SEPTIÈirt
moyen âge. Les maisons albigeoises sont pleines d'enfants : ces races guerrières regardaient les enfants comme des flèches et elles en hérissaient leurs carquois. Le seigneur de Roque ville combattait entouré de ses cinq vaillants fils. Le vieux Gui Cap-de-Porc, seigneur du Mas-Saintes-Puelles, comptait dix fils ou filles qui tous avaient des grappes d'enfants *. Les douze rameaux des Bélissen formaient comme un clan, une tribu pyrénéenne. C'est au jeune chef de cette tribu, à Pierre Roger de Mirepois, que Ramon de Pérelle accorda sa fille aînée Philippa. Né probablement avec le siècle, il n'était encore qu'un enfant, quand sa mère Marquésia, fugitive de Mirepois (1209) envahi par Mo ntfort, l'emporta dans les montagnes du Thabor.Il grandit, jeune faidit, dans les grottes de Montségur, puis sur les cimes d'Andorre. Adolescent, il revint avec les exilés de Catalogne (1218) et s'élança dans ce tumulte de combats sanglants qui s'ouvrent par la délivrance de Toulouse et se terminent parlaprise de Carcassonne (1224). Lamort de son père, en reconquérant Fanjaus, et l'entrée de son frère aîné dans le diaconat albigeois, relevèrent, âgé d'environvingt-deux ans, à la tête dunombreux et antique clan des fils de Belissen, Il revit Mirepois, mais à peine était-il installé dans ses tours paternelles, qu'il en fut expulsé par le roi de France. Alors il recommença son existence d'aventures et de combats à la suite du comte Roger-Bernard, son seigneur et son modèle féodal. Mais Pierre-Roger