Doal, XXII. Dép. des captifs de Montségur
clarmonde, la vieille mère de ces chevaliers et le plus vaillant d'entre eux, Othon, seigneur dJ Laurac. Ils étaient ouvertement croyan/5 ; mais, comme qu'il s'y prît, il ne put les convaincre d'être /?ar/a/75 et dut les relâcher encore (1235). Mais deux ans après, l'inquisiteur les cita de nouveau : Guilhem d'Aniort seul osa venir devant le terrible tribunal. Il se troubla, et menacé de mort, il confessa son hérésie. Il fut condamné à une détention perpétuelle qu'il subit sans doute dans les tours de Garcassonne. Esclarmonde, sa mère, et ses quatre frères, Gérald, Othon, Bernard et Ramon, contumaces, furent par la même sentence dépouillés de leurs chàtellenies de Dorna, Rocan, Gastelport et d'Aniort, berceau de l'antique m.aison d'Impéria. Ce jugement fut rendu à Garcassonne, le lundi avant le jour des cendres (février 1237), par l'inquisiteur Guilhem Arnauld, assisté de Guilhem grand archidiacre de Saint-Nazaire, son acolyte en présence de l'évêque Claris, du sénéchal Jehan de Fécamps, de Gui II de Lévis, de Pierre de Voisins, et des fils des conquérants, témoins intéressés de l'anéantissement des grandes races méridionales *. Le sénéchal s'empara de leurs châteaux de Gerdagne, et des garnisons françaises s'établirent dans leurs tours pour la garde de la frontière espagnole. Le comte de Toulouse fut, sous peine d'excommunication, sommé de saisir Laurac et les autres domaines des seigneurs d'Aniort dans le Lauragais. La vieille Esclarmonde, leur mère, ses fils, ses