‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 387 sur 922 · Doat, XXIV, Inq. de Garcas. Maison d'Aniort · texte numérisé non relu

Doat, XXIV, Inq. de Garcas. Maison d'Aniort

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brus, leurs enfants, leurs serviteurs, dépouillés de tous leurs biens, ne purent que se retirer à Moutsé-^ur, dans le comté de Foix, refuge de tous les proscrits romans. C'est dans cette ruine de sa maison que Ramon d'Aniort épousa une sœur de Pierre-Roger de Mirepois. Les fils de Bélissen recueillirent chevaleresquement l'infortune des fils d'Impéria *. Ces fêtes durent réunir à Montségur les Rabat, les Durfort, les Durban, les Villemur, les Mauléon, les Gastelverdun, toutes les grandesraces ariégeoises. Le comte de Foix vint certainement présider à ces joies domestiques de Ramon de Pérella, son sénéchal favori. Ces noces furent, d'ailleurs comme des alliances patriotiques et des conjurations nationales. Et Roger-Bernard se trouva, dans ces bois et sur ces rochers, entouré du camp des proscrits du Thabor, et salué comme le chef de l'indépendance pyrénéenne.

Ces fêtes d'exilés furent tristes au milieu de ces proscriptions, et à l'aspect de ces bûchers qui brûlaient à l'horizon d'Albi, de Toulouse et de Carcassonne. Pour Ramon de Perella elles eurent encore une autre mélancolie. Le mariage des enfants correspondait presque toujours au divorce religieux des parents. Le mariage cathare finissait avec la nature : dès que les sens s'éteignaient, le lien conjugal se dénouait de lui-même, et l'amour se tournait vers Dieu. Le devoir de la génération accompli l'époux et l'épouse se consacraient à la vie ascétique et ne songeaient plus qu'à leur salut .Frère

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