‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 445 sur 922 · LIVRE HDITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HDITIÈME

personne avec son château situé sur les limites du Roussillon. Avec lui se rendit Gaucelm de Gampendut, seigneur dépossédé de la terre de Campendut, dans le Carcassez oriental, et donnée à un chef croisé. Gaucelm, gendre probablement de Guilhem de Pierrepertuse, suivait le parti national. Guilhem était de la tige primitive des vicomtes de Fenolhèdes. Il conservait un débris de cette vicomte qui dès lors se trouva confisquée tout entière au profit du roi de France. Plus tard Pierre et Bérenger de Cugunhan, rameau de Pierrepertuse, vint se soumettre à Pontoise, en compagnie d'Olivier de Termes. G'est au milieu de cet ébranlement général des âmes et des donjons, que P. Roger de Mirepois remonta avec ses faidits et les évêques cathares, sur la cime de Montségur *.

Le roi de France, au retour de ses généraux, vainqueurs des apostats albigeois ^ célébra de splendides fêtes à Paris. Pendant ces réjouissances monarchiques, une douleur immense couvrait , comme un sombre nuage, le Midi sanglant. Les cœurs les plus fiers défaillaient de désespoir. La dynastie de Foix était l'âme de la nationalité pyrénéenne. La paix de Paris avait, nous l'avons vu, tué la comtesse Ermessende ; la défaite de Trencabel abattit le comte Roger-Bernard. Le magnanime prince mourait de la mort de son pays. La délivrance du vicomte son cousin fut soû dernier acte politique. Il n'avait peut-être pas encore soixante ans ; mais la plus

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